vendredi 20 décembre 2013

Missing something...



Aujourd'hui j'ai perdu quelque chose. Pas un objet, un stylo ou n'importe quoi d'autre. Pas un souvenir ni même une pensée. Je ne saurais dire quoi exactement, à vrai dire. C'est là qu'on se rend compte que les choses qu'on possédait ne nous manquent vraiment que dès lors qu'on les perd. Quelque chose s'est brisé en moi, je ne saurais dire quoi. Peut-être la confiance en l'être humain que j'essaye de rebâtir petit à petit. Peut-être ce fragile fragment de confiance en moi que j'ai réussi à reconstituer. Je ne sais quoi. Je sais juste que ce soir... Je me sens vide.

C'est drôle, cette étrange histoire ne devait justement pas être une histoire. C'est ce qu'on avait décidé, on avait beaucoup écrit à ce sujet, on s'était beaucoup parlé, c'était clair pour nous : un flirt, rien de plus, pas d'histoire d'amour, pas de relation, encore moins sérieuse. On se voit juste de temps en temps, on se fréquente, on apprend à se connaître, on voit où tout ça nous mène. C'était les règles du jeu. C'avait toujours été les règles du jeu. Apparemment elles ont changé entre temps, sans que je m'en aperçoive, sans que personne me dise quoi que ce soit (quand je vous dis que personne ne m'informe jamais des trucs importants !), et sans que je ne me pose la question. Fidèle à moi-même, j'ai toujours été claire, limpide, un peu trop parfois. On ne voulait pas se mentir, pas de prendre la tête, on voulait aller à notre rythme, suivre le chemin sans connaître la destination, partir en voyage les yeux fermés.

Ce n'était pas une relation. Et pourtant, ce soir, je me sens comme après une rupture. Je sens ce vide, ce gouffre dans ma poitrine. Je sens cette quasi-dépendance à l'appel de l'autre. Je me pose toutes les questions qu'on se pose dans ces cas-là : que fait l'autre ? Où est-il ? Avec qui ? Et autres "Pense-t-elle à moi ? Ou si non, à qui pense-t-elle ? Pourquoi ?". Toutes ces questions, ces éternelles questions que j'ai toujours posées sans jamais avoir de réponse. Sans qu'elles ne me mènent jamais à rien. Tous ces "pourquoi" qui me définissent si bien et ne m'ont jamais aidée. Ces incompréhensions, ces positions qui semblent ne jamais pouvoir changer, tous ces cris, écrits mais qui ont pourtant résonné si fort dans ma tête, tous ces mots si violents, si douloureux, si blessants qu'on ne sait quoi en faire : les ignorer ? Les oublier ? - Oui, mais comment faire ? Les ressasser encore et encore jusqu'à ce qu'ils perdent de leur substance et en deviennent inoffensifs ? Que faire ? Que penser ?

Toutes ces questions tout le monde les connaît. Tout le monde se les pose, se les ai déjà posées. Je ne m'attendais pas à ce qu'elles reviennent aussi vite... Je ne m'attendais pas à voir ma confiance réduite en miettes aussi vite. A voir mes espoirs réduits à néant. Moi qui étais persuadée de n'avoir aucune attente. Comme quoi au fond, peut-on vraiment connaître les autres quand on ne se connaît pas vraiment soi-même ?... Au fond peut-être qu'on ne peut jamais éviter d'être blessé. Jamais. Comme au cours d'une guerre. Même quand on n'encaisse pas de coups ou de balles, les yeux se souviennent. Le coeur se souvient. L'âme se souvient. On n'en sort jamais indemne.

Ce soir je me couche seule. Dans mon lit, dans ma tête, dans mon coeur.. ?



mercredi 18 décembre 2013

Today, Christmas is already there !



Je l’avoue volontiers, ces derniers temps ma plume est comme moi : morte. Nous souffrons toutes deux de ces mois d’accumulation de fatigue, de nuits blanches, de journées de 47h de travail et de soirées qui s’enchaînent parfois jusqu’à trois entre 18h et 2h. Je crois que je n’ai jamais eu de vie sociale plus animée qu’en ce moment et, paradoxalement, jamais autant de travail non plus (et vous me direz, forcément, quand on a cinq jobs il faut pas s’étonner. Oui mais bon, voilà quoi).


Attention, je ne vais pas m’en plaindre ! J’adore ce fourmillement d’agitation dans ma vie ces derniers temps, j’adore affronter mes longues journées de boulot en me disant que ce soir c’est la fête, j’adore prévoir des dîners-replay de Masterchef avec des super coupines, j’adore être MIA des weekends entiers, j’adore faire des overdoses de cinéma et me rendre compte avec surprishorreurhallucinement que rien qu’entre septembre et janvier j’ai dépensé pour 600€ de billets de train. Ces derniers mois je me suis souvent levée la larme à l’œil le matin mais aussi souvent couchée avec le sourire, et j’aime avoir des jours comme ça où des petits rien illuminent ma journée :


- Se réveiller et voir la pile de cadeaux bien emballés qui attendent avec impatience le 24 pour être distribués et ouverts
- Recevoir un sms de bonne journée tout mignon le matin en allant au boulot
- Découvrir avec joie en arrivant au boulot la validation de son compte CE et constituer un dossier de 700€ de voyages et spectacles à se faire rembourser
- Observer le soleil se lever et se coucher sur la Tour Eiffel tous les matins et tous les soirs
- Voir le sucre d’orge sur son bureau et se rappeler le délicieux repas de Noël de la veille à la cantine
- Compter les heures avant les vacances et entendre sa boss dire « ah non là on laisse couler c’est presque déjà les vacances ! »
- Faire une liste des choses à faire pour organiser son dîner de Noël spécial copines au soir
- Attendre avec impatience d’enfiler sa belle robe de princesse toute neuve

Des petites choses insignifiantes mais qui suffisent à faire plaisir et à donner le sourire. Parce que oui, aujourd’hui c’est déjà Noël : ce soir c’est tenues de fête, robes étincellantes, chaussures à talons et maquillage de soirée. Ce soir c’est belle table, champagne, foie gras et coquilles Saint Jacques. Ce soir c’est grande cuisine, chansons de Noël et bougies parfumées. Ce soir avec trois de mes amies les plus proches on va s’offrir des cadeaux, trinquer à notre santé et savourer un bon dîner. Ce soir, c’est Noël entre amies ! Quel meilleur préface aux fêtes qu’un pré-Noël digne de ce nom ? Oui je sais vous voudriez toutes être à notre place, et en tant qu’hôte il m’incombe de faire de cette soirée un réveillon mémorable ! Au boulot, donc… Photos à venir =)



jeudi 12 décembre 2013

Un Voyage Inattendu


Hier soir, je me suis laissée convaincre par une amie d'aller voir Le Hobbit au cinéma. En général je vais rarement voir des films le jour de leur sortie, déjà parce qu'il y a un monde fou et puis là j'avais passé une journée super fatigante et j'avais juste envie de rentrer chez moi. Mais bon comme je suis la personne la plus enthousiaste du monde et que c'est très facile de me persuader de faire des trucs - en particulier quand je suis fatiguée - je me suis laissée entraîner.

Evidemment, arrivées plus d'une heure en avance au cinéma, TOUTES les séances du Hobbit étaient déjà complètes. Ce qui veut dire pas loin de 800 places vendues. Et comme on avait eu la flemme de réserver nos places à l'avance (on y a pensé hein, c'est ça le pire ! Et finalement... On y a juste plus pensé), on s'est retrouvées le bec dans l'eau avec juste nos yeux pour pleurer d'avoir traversé la moitié de Paris dans le froid glacial pour RIEN. Bref je sais même pas pourquoi je m'étonne, ce genre de trucs m'arrive tout le temps.

Toujours est-il qu'après avoir proféré notre lot de menaces sur tous les provocateurs qui entraient tranquillement dans la salle voir NOTRE film, en envoyant des pop corn voler dans tout le hall du cinéma tellement ils étaient excités, on a fini par se décider à aller voir un autre film : La Reine des Neiges, le nouveau Disney. Il fallait un truc gai, sympa, susceptible de nous remonter le moral après cette atroce déconvenue. Il faut bien avouer que notre motivation était descendue d'un cran très net à ce stade là, et que ça ne nous emballait pas plus que ça de voir un film "roue de secours". En gros, on s'attendait à dormir.

Eh ben en fait, PAS DU TOUT. On a ri pendant la totalité du film, on a chanté, on a été émerveillées, on est subitement redevenues des gamines de 10 ans qui n'hésitaient pas à se marrer à gorge déployée, autres spectateurs dans la salle ou pas, à chantonner avec la musique et à applaudir joyeusement au moindre effet visuel réussi. Et il y en a eu ! Je n'avais pas vu de Disney aussi "retour aux origines" que ça depuis longtemps : très musical, les chansons commencent dès le début et la BO est ma-gni-fique. L'histoire est originale, centrée autour de l'amour qui unit deux soeurs et non pas autour d'une relation torride et mielleuse entre deux amoureux, ça change et ça fait du bien ! Pas de "grand méchant" non plus, le message du film est pur, beau tout simplement et on se sent bien en sortant de la séance, parfaitement en phase avec l'esprit de Noël ! Sans parler du visuel : un des plus beaux dessins animés que j'ai pus voir, et j'irai même jusqu'à dire qu'il a détrôné Raiponce, Kuzco ou même Le Roi Lion dans le top 3 de mes Disney préférés.

Un seul conseil : courrez le voir dès que vous pourrez, pauvres fous ! (référence inside)



lundi 2 décembre 2013

Be Ready for Christmas


Ces derniers jours, le temps est à la neige. Je sais ce que vous allez me dire : « mais non, pas du tout, il a fait huit degrés tout le weekend et il a pas encore neigé un seul flocon à Paris ! » Ce à quoi je vous répondrai que c’est mon blog et que je dis ce que je veux d’abord. Et en tant qu’alsacienne pure souche je repère de très très loin les ciels neigeux et je peux vous dire qu’il va neiger. BIENTÔT. Le ciel est blanc, le froid est sec, parfois il bruine un peu et le vent emporte tout : signe inéluctable que la neige approche, ça se sent (Y’a des gens qui peuvent sentir les icebergs, eh ben moi je sens la neige, voilà. Et on a vu ce que ça donne quand on croit pas aux dons de ce type !).

D’ailleurs Noël approche à toute vitesse, c’est terrifiant comme le temps passe vite, je n’arrive pas à croire qu’on soit déjà le 2 décembre. Et je n’arrive pas non plus à croire que je n’ai même pas trouvé le temps de m’acheter un calendrier de l’avent, j’ai donc loupé les deux premières cases. Pour tout vous avouer, je n’ai toujours pas enlevé les décorations d’Halloween, que je vais d’ailleurs directement remplacer par les décorations de Noël, cf. photo plus haut – non il n’est jamais trop tard pour les décorations de Noël. Je suis d’ailleurs retournée me promener sur le marché de Noël des Champs ce weekend, où il y avait bieeeen plus de monde que la première fois (la première fois il n’y avait pas assez de monde pour que les gens se retournent d’un air outré en m’entendant brailler « j’ai les extrémités gelées, heureusement que je suis pas un mec ! »… Là si.)


Le weekend a d’ailleurs été très intéressant, à défaut d’être reposant. Après six mois à attendre, j’ai enfin fait une rencontre que j’attendais depuis longtemps. C’était à la fois exactement comme je l’imaginais et à la fois totalement différent, je ne saurais pas me prononcer pour l’instant, mais ce qui est sûr c’est que j’ai fini le weekend avec un sourire à m’en décrocher la mâchoire (et le bâillement qui va avec, faut dire ce qui est, c’est pas encore cette semaine que je pèterai la forme). Quoi de mieux que d'arpenter les marchés de Noël et les rues avec une main dans la sienne, faire des batailles de polochon comme des gamines, regarder des films d'horreur en hurlant à la mort un dimanche après-midi à 16h et s'endormir avec quelqu'un dans son lit... Tout ça me donne encore plus envie d'être Noël, et m'a grandement motivée à acheter mes décorations !


Bizarrement, j’ai beau être à l’extrême limite de la fatigue, je sens comme un bouillonnement d’énergie en moi, pas de l’énergie qui aide à se lever le matin malheureusement, non… Plutôt celle qui empêche de s’endormir le soir et qui fait qu’on passe la nuit devant l’intégrale de Klapisch alors qu’on pourrait facilement hiberner pendant tout l’hiver tellement la fatigue pèse lourd. Est-ce du stress ? De l’excitation, d’avoir subitement une vie bien trop remplie pour s’offrir le luxe d’avoir une seule activité par soirée ? De l’anticipation de tous ces projets qui commencent à s’accumuler – Noël, le ski en janvier à Grenoble et un formidable road trip Canada/USA qui se dessine de plus en plus précisément pour juillet prochain – et qui donnent le courage d’affronter les semaines de plus en plus looooooongues jusqu’aux vacances ? Je ne saurais dire mais j’essaye comme je peux de la canaliser : en nageant, en courant, ou d’autres activités physiques bien plus sympa… Etrange sensation que de manquer d’énergie et à la fois en déborder.


En tout cas ça tombe bien, car de l’énergie il m’en faut ! Outre mes cinq jobs dont certains me prennent bien plus de temps que d’autres (bizarrement c’est pas du tout ceux qui sont censés me monopoliser le plus… Oups) je me lance à plein temps dans la planification de voyage sur le long terme – je vous en dirai plus très bientôt – sans parler du fait qu’il me manque toujours 2/3 de mes cadeaux de Noël et qu’il ne me reste plus qu’un weekend de libre pour les acheter. Hum… Je crois que je vais commencer une liste moi !





jeudi 21 novembre 2013

Hail to the King


Je vous l’avais annoncé et j’y étais : le concert d’Avenged Sevenfold hier soir au Zénith de Paris. Je suis une grande fan depuis des années (un ami d’Erasmus m’a même avoué qu’il n’avait jamais vu quelqu’un fan de ce groupe à ce point) et je les avais vus lors d’un précédent concert à Strasbourg il y a des années déjà avec ma meilleure amie de l’époque, mais ce concert-là, pour des raisons mystérieuses, a été plus marquant encore – je sens d’ailleurs encore l’excitation et l’adrénaline courir dans mes veines. Bizarrement j’avais pratiquement oublié cette date il y a quelques semaines encore, pourtant j’avais attendu ce mercredi soir avec impatience depuis l’été dernier, où j’ai pris mes billets avec mon amie H., qui aurait dû partager cet événement avec moi. Malheureusement le cours des événements en a décidé autrement et c’est donc S. qui m’a accompagnée, avec qui je partage cette passion sans bornes pour la musique. Je savais donc que la soirée ne pouvait être qu’exceptionnelle.

Au début de la journée j’étais un peu déçue de ne pas pouvoir vivre les heures d’attente et d’anticipation qui précédent toujours un concert : l’ambiance régnant dans les rangs de fans passionnés, arrivés des heures à l’avance pour avoir les meilleures places et aussi un peu pour savourer le moment avec d’autres fans, tout aussi dingues et hystériques qu’eux. Ensuite il a commencé à pleuvoir et quand je suis sortie, toujours sous la pluie, prête à affronter l’heure de transports qu’il me faudrait pour rejoindre le Zénith, le vent glacial d’hiver s’infiltrant sous mon sweat-shirt (ben oui, j’allais pas me trimballer un manteau toute la soirée !), j’étais finalement plutôt contente de ne pas avoir à faire de queue.

Enfin, c’est ce que je croyais ! Parce que quelle n’a pas été notre surprise lorsqu’en arrivant devant le Zénith, S. et moi, nous avons découvert un bon kilomètre de file de gens glacés, après l’heure à laquelle les portes étaient censées ouvrir. Et là j’ai eu une révélation : j’ai enfin compris pourquoi les portes ouvrent toujours à 18h30 pour un concert à 20h, c’est parce que ça met VRAIMENT 1h de faire rentrer tout le monde ! (ce qu’on ne réalise pas du tout quand justement on a poireauté pendant huit heures pour être tout devant) Donc une heure et trois orteils en moins plus tard, nous avons fini par accéder à la salle.

Première impression : les fans étaient… comment dire… Pas le genre de population qu’on s’attend à rencontrer dans un concert de métal. Des tas d’ados d’une quinzaine d’années, encore tout boutonneux et visiblement alcoolisés, en t-shirt sous la pluie battante. Des petites minettes en slim et bensimon, l’écharpe léopard au cou et le sac Longchamp accroché dans le creux du coude (euh… okayyyyy…). Une moyenne d’âge qui ne devait pas dépasser les vingt ans. Enfin, bizarre quoi. En général aux concerts de métal, quand on est deux filles, blondes, de moins de 25 ans et habillées comme on est habillé en sortant du boulot, on s’attend à se sentir très seul. Mais là pas du tout, limite on était les moins bizarres de l’assistance, j’exagère un peu mais à peine. J’avoue que mon cœur s’est un peu serrée devant cette triste constatation. Les métalleux avaient-ils vraiment disparu de la surface terrestre, alors ? Cette espèce s’était-elle éteinte avec mes dix-huit ans et ma coloration châtain foncé ? Allais-je me sentir seule et bizarroïde pendant le restant de mes jours, en essayant de passer inaperçu au milieu de fans de David Guetta et Nicki Minaj ? Allais-je me condamner à une vie cachée, n’osant pas sortir mes t-shirts d’A7X, Scorpions, Sonata Arctica, Rammstein et Nightwish des tréfonds de ma penderie sous peine de voir des regards choqués éclore autour de moi dans les yeux de mon entourage ? La terrible révélation me frappait de plein fouet.

Et puis, dès que la musique a commencé, le comportement de l’assistance s’est clairement modifié. La fosse s’est remplie à vue d’œil alors que jusque là la salle avait l’air quasiment vide. La première partie, Avatar, qui a été une excellente surprise, a rassemblé les foules : les cheveux des métalleux se sont détachés, les points se sont levés vers le plafond, bref une bonne ambiance a commencé à s’installer, à laquelle S. et moi avons immédiatement adhéré : on sentait nos quinze ans renaître et god qu’est-ce que ça faisait du bien de voir tous ces gens, passionnés, animés d’un tel souffle, d’une telle énergie commune réunie autour d’une basse, de quelques riffs de guitare impressionnants et d’une batterie ! Même si le groupe invité, Five Finger Death Punch, m’a moins convaincue – un peu trop hard pour moi, je me fais vieille il faut que je me ménage ! – j’ai découvert quelques très belles chansons tout de même et comment ne pas être dans l’ambiance quand tout une foule hurle en cœur « Burn motherfucker burn ! ». J’ai toutefois été surprise de constater que les couples représentaient bien un quart de l’assemblée et j’avoue que ça m’a rendue un peu mélancolique. Je ne crois pas qu’un jour j’arriverai à trouver quelqu’un qui soit sur la même longueur d’ondes que moi au point qu’on puisse aller à des concerts de métal ensemble, hurler comme des tarés sur certaines chansons et s’embrasser sur d’autres. J’ai parfois l’impression que ma personnalité comporte tellement de facettes, si différentes les unes des autres de surcroît, que jamais personne n’arrivera à toutes les comprendre, les supporter, les approuver, les partager ! L’amour peut-il vraiment couvrir autant d’aspects si différents de la vie de deux personnes différentes ? Pour l’instant je n’ai encore jamais eu la chance de constater que oui…

Et quand Mr. Shadows et Synyster Gates ont débarqué sur scène, l’hystérie a pris le dessus et j’ai réalisé que les deux amours de ma vie étaient juste devant moi, là, en cet instant (oui parce que je suis incapable de choisir entre l’un et l’autre, dès que Matt se met à chanter je serais prête à tout pour l’épouser, et dès que Syn entame un solo de guitare j’ai un orgasme donc comment choisir ? Seule la polygamie est une solution satisfaisante dans ce genre de cas). La nouvelle coupe de Matt m’a décontenancée pendant une minute et demi et après ça je me suis laissée emporter totalement dans la musique et dans l’hystérie collective. Parce qu’il faut dire qu’à ce moment-là de la soirée la salle, qui semblait loin d’être pleine à 20h, était totalement bondée, de la fosse qui tenait plutôt d’une boîte de sardines, avec des fans fou furieux faisant office de poiscaille et la sueur remplaçant l’huile d’olive, jusqu’aux plus hauts gradins. Nos sacs confiés à une gentille madame du premier gradin (oui parfois l’amour de la musique rend inconscient, mais on avait envie de se prouver qu’on pouvait encore avoir confiance en la race humaine et on a eu raison haha !), nous nous sommes précipitées au milieu de la masse pour presque deux heures de pure folie. J’ai hurlé sur Nightmare, entonné « Hail to the King » en chœur avec le reste de l’assemblée, vibré sur Buried Alive, pleuré sur la sublime interprétation de Fiction en mémoire de Jimmy The Rev, replongé dans mon adolescence sur Afterlife et redécouvert le nouvel album grâce à This Means War ou Shepherd of Fire. Les incroyables solos de Syn ont fait vibrer toute l’assistance et, si j’avoue avoir été un peu déçue qu’ils n’aient pas joué So Far Away ni Dear God, mes balades préférées, j’ai été littéralement envoûtée, une fois de plus. C’est incroyable comme les concerts de métal regorgent d’une atmosphère unique, qui leur est véritablement propre : il y a une osmose entre les artistes et le public qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, ils nous donnent tant et on voudrait tant leur rendre que c’est presque frustrant que ce soit si intense mais si court, si bref malgré les 5h passées dans cette salle à se saouler de musique.


Alors inutile de vous dire que s’ils reviennent pour le Hellfest cet été comme Matt l’a laissé entendre, ils accompagneront ma première édition de ce festival auquel je rêve d’aller depuis toujours (verdict le 4 décembre...). Qui m’aime me suive ?




mardi 19 novembre 2013

Bisounours Day

Aujourd’hui il fait froid, il fait moche, il pleuviote depuis ce matin, le brouillard couvre toute la ville, bref temps déprimant au possible. C’est l’hiver, le grand méchant hiver, et avec lui la déprime saisonnière s’insinue sournoisement en nous. On a envie de rien, il fait froid, humide, on se sent vieux, fatigué, saoulé de tout, blasé de la vie… On n’a plus confiance en rien, tout paraît moche et gris, on se méfie de tout le monde. À la moindre chanson triste qui passe à la radio, on s’efforce de résister à la tentation de fondre en larmes. On pourrait rester des jours entiers blottis sous notre couette devant N’Oublie Jamais ou PS : I Love You, avec un plaid, une peluche sortie de la naphtaline et une boîte de Kleenex. On regarde autour de soi et on s’aperçoit que tout le monde est en couple, on est la seule célibataire, un célibat qui nous pèse et nous libère à la fois… Mais des journées comme celles-là, nous aussi on aurait besoin de câlins, de reprendre confiance en la race humaine. Les gens nous déçoivent, on se sent seule, abandonnée et on finit par se poser l’inéluctable question : « Pourquoi personne ne veut de moi ? »

Eh bien aujourd’hui, je dis non à tout ça. Aujourd’hui c’est journée Bisounours, aujourd’hui j’ai envie de dire je t’aime à tout le monde, de distribuer des câlins à la douzaine, de rassurer, de câjoler, de mitonner des petits plats pour faire plaisir. Aujourd’hui je n’ai pas envie de me laisser abattre, j’ai envie de prouver que SI il y a encore des gens bien sur cette Terre, SI il y a encore des gens qui chérissent l’amitié plus que tout, SI il y a encore des gens à qui on peut faire confiance. Aujourd’hui j’ai juste envie d’être là pour les gens qui sont toujours là pour moi, leur dire que je les adore et que je ne les lâcherai jamais. Aujourd’hui, c’est Bisounours Party (et un point c’est tout).






Ndlr : J'espère que vous avez pensé à signer votre pétition du jour !

Ndlr2 : Si vous avez lu mon article sur La Vie D'Adèle, cette sublime critique vous intéressera probablement aussi, elle trouve les mots justes, je n'aurais pas mieux écrit mes propres impressions

Ndlr3 : Ne me demandez pas pourquoi mais j'ai eu un coup de foudre pour Wrecking Ball hier en entendant l'interprétation de Glee (on pourrait effectivement croire que j'ai 13 ans en lisant cette phrase, mais en fait pas du tout) (bon d'accord parfois j'ai 13 ans mais honnêtement cette version et celle-là sont equally géniales)

Ndlr4 : Demain soir... Concert d'Avenged Sevenfold au Zénith de Pariiiiis ! Mais ça fera évidemment l'objet d'un article à lui tout seul




dimanche 17 novembre 2013

Smells like Snow


Le weekend du 11 novembre, je l'ai passé à Grenoble, une ville dans laquelle je n'avais encore jamais mis les pieds mais dont j'avais entendu beaucoup d'échos (allez savoir pourquoi, visiblement c'est devenu the new place to be étant donné qu'absolument tout le monde se rue à Grenoble ces derniers temps) : "oh trop bien tu vas pouvoir skier !", "faut bien avouer que c'est moche comme ville", "c'est tout petit mais le centre ville est super mignon", et j'en passe. Finalement j'ai trouvé la ville très belle, un peu divisée entre flots et monts. En plus de ça j'ai eu de la chance, il a fait très beau quasiment tout le weekend - enfin sauf dimanche mais tout le monde sait que le dimanche c'est fait pour rester en pyjama sur son canapé toute la journée.

Arrivée donc le vendredi 8 novembre, très tardivement, après une énième course effrénée dans une gare (la gare de Lyon cette fois, où je n'avais jamais mis les pieds et je craignais de me perdre, à juste titre, cette gare est un vrai labyrinthe !), et une petite marche dans Grenoble pour rejoindre l'appart GIGANTESQUE de S. Honnêtement je me rappelais même plus qu'il y avait des gens qui vivaient dans des espaces aussi grands, j'ai eu l'impression de vivre dans le placard sous l'escalier des Dudley en rentrant chez moi à Paris après trois jours dans 70m².

Le lendemain on s'est levées tôt pour une visite guidée d'un charmant quartier de la ville, visite longuette mais passionnante, avant d'aller déjeuner dans un resto rapide tout mimi tout plein avec plein de déco savoyarde (on se serait cru dans le Matterhorn Blitz à Europa Park) suivi d'une balade/shopping/achat de cookies dans le centre-ville l'après-midi. On a fini la journée sur le canapé en regardant des films et en mangeant des tas de trucs. On ne change pas une équipe qui gagne ! Dimanche ben, glande en pyjama hein, on était totalement décalées toute la journée, à savoir qu'on a déjeuné à 15h30 puis bossé deux heures puis remangé devant des films.

Lundi matin, direction Foire Internationale de Grenoble, où on a vidé l'intégralité de nos comptes en banque respectif en achat de couvercles à casserole révolutionnaires (... no comment ok ? Ils sont vraiment super cool !) et surtout, kits de nail art Ongléo absolument géniaux et hors de prix. Résultat, ça fait une semaine que je change ma manucure tous les deux jours tellement ce truc de tampons sur les ongles m'obsède - mais sinon tout va bien docteur. L'après-midi enfin, sorties de notre folie d'achat compulsif, nous avons escaladé les hauteurs de Grenoble et pris les fameuses bulles pour monter à la Bastille, qui offre une vue splendide sur toute la région, ET LE MONT BLANC ! (Par contre le côté "eh venez on fait les warriors et on redescend à pieds toute la pente à 90° même s'il a plu pendant 24h la veille et que c'est que de la boue et des cailloux et qu'on est toutes en talons !" était nettement moins génial je l'avoue).

En bref un weekend absolument génial, on a beaucoup marché, beaucoup bouffé, beaucoup shoppingué et surtout beaucoup beaucoup rigolé. Ces 72h de pure détente m'ont fait énormément de bien : pas une seule pensée négative, pas une seule pensée tout court d'ailleurs. Je croyais avoir oublié comment on se sentait à profiter de l'instant présent, sans prise de tête, sans emmerdes, bref, une bouffée d'oxygène. J'ai adoré l'ambiance pré-Noël, ce froid qui vous fait dire que bientôt tout sera enneigé, et j'ai eu atrocement envie de skier sachant que ça fait plusieurs années que je n'ai pas descendu une piste. Mais tout va bien puisque c'est prévu pour janvier et que j'ai déjà même réservé mes billets de train et récupéré ma combi de ski tellement je suis motivéééééée ! Je me suis aussi rendue compte que Noël arrive beaucoup plus vite que ce que j'avais prévu : il faut déjà réfléchir aux cadeaux, aux menus, commencer ses achats, accrocher les guirlandes et décorer les sapins... D'ailleurs le marché de Noël a déjà été installé sur les Champs Elysées ! Incroyable mais vrai, je l'ai vu de mes yeux vu en me rendant à l'expo Paris Photo hier (génialissime en passant, je vous la recommande si vous ne savez pas quoi faire cet après-midi, dernier jour avant clôture dépêchez-vous !) et ma maman et moi, qui a passé la semaine avec moi, avons donc fait un crochet pour acheter des churros ou autres fantaisies canadiennes qu'on ne trouve nulle part ailleurs (du caramel au sirop d'érable ! Un rêve éveillé quoi) et se donner quelques idées cadeaux...
Be ready...

...Christmas is coming !




mercredi 6 novembre 2013

Expectations vs Reality



Ce weekend de la Toussaint, je l’ai passé à Strasbourg. Tout le monde s’en allait, chez ses parents, chez ses grand-parents ou encore à Londres pour les plus chanceuses, et je ne me sentais pas de rester seule à Paris pendant trois jours. Trois jours de congés, c’est bien, mais je me sentais encore trop fragile pour risquer le coup : dépérir sur mon canapé devant des films tristes durant 72h, non merci. J’ai donc joué la sécurité, et je suis allée me réfugier au bercail. Parfois il faut savoir accepter quand on a besoin d’aide, et je fais de gros progrès dans l’acceptation ces derniers temps – je n’en suis pas peu fière, je l’avoue, dure tâche que de mettre son ego en sourdine et accepter les mains tendues…

J’étais bien sûr contente de rentrer et de pouvoir souffler : pas de cuisine, pas de ménage, pas de linge, pas de prise de tête. A la place : shopping, Spa à Baden-Baden, ateliers cookening et petits-déjeuners gargantuesques où on refait le monde pendant des heures, attablées en pyjama au bar de la cuisine.

Mais dans le train jeudi, à 9h du mat’, j’avais un petit pincement au cœur qui, malgré mon entêtement à l’ignorer farouchement, refusait de s’en aller. J’avais pris grand soin de rester occupée le plus possible les jours précédant ce jeudi 31, pour m’assurer de ne pas avoir le temps de penser. Et entre la PGW et la soirée Halloween, j’ai plutôt bien réussi mon pari : pas une seule seconde pour réfléchir et se prendre la tête, et ça m’a fait un bien fou. Première étape en descendant du train : le CG, pour récupérer des documents réalisés tout l’été pendant mon stage (raison officielle) et revoir d’anciens collègues, plus particulièrement mon idole de l’été et génial maître de stage qui me manque tous les matins quand j’arrive au bureau (raison officieuse).

Je me suis conditionnée pendant des jours au cas où je la croiserais. « Je m’en fous, j’ai tourné la page, je ne réagirai pas autrement qu’avec un aimable sourire, deux-trois blagues peut-être pour ne pas changer les bonnes habitudes et des platitudes sur la météo avant de dire au revoir ». C’était le plan. Il a très vite été modifié puisqu’en fait mon amie E. était seule dans le bureau, nous avons donc passé la fin de la matinée à rattraper le temps perdu et à se raconter nos vies, la famille, les amis, Immotep… D’un côté, j’étais soulagée : personne n’aime se confronter à ses angoisses quand on peut tranquillement les éviter (et entre vous et moi j’ai quand même passé cinq bonnes minutes dans le hall à tourner en rond et à chercher en moi le courage de pousser la porte avec l’assurance qui était prévue dans le plan). D’un autre côté, ça m’a sacrément mise hors de moi. C’était le moment. LE MOMENT. La deadline que je m’étais fixée depuis des semaines : ou on se revoit et il se passe quelque chose, au moins une explication à défaut d’autre chose ; ou alors je me rends compte qu’il y avait une plus grande part de fantasme que de réalité dans l’image que je gardais d’elle et j’allais enfin pouvoir tourner la page. Enfin, commencer du moins.

Mais non. Le moment n’est pas arrivé. Elle n’était pas là. Elle avait pris congés. Je n’ai même pas réussi à décider s’il serait pire qu’elle ait pris congés exprès pour m’éviter, ou qu’elle ait prévu de ne pas être là depuis des plombes et que le fait que je vienne ne change rien. Dans tous les cas, je n’ai pas eu d’autre choix que d’affronter la réalité. Et qui ne déteste pas affronter la réalité ? D'autant plus quand la réalité vous oblige à lâcher prise, à abandonner, ce mot terrible que vous évitez à tout prix. Abandonner ? Moi ? Comment ça ?! Jamais !

Eh ben si. Vient un moment où il faut abandonner, qu’on le veuille ou non. Et j’ai été surprise de me rendre compte qu’en fait j’avais déjà commencé à lâcher prise, sans m’en apercevoir. A répondre à toutes mes interrogations par « et alors ? ». Elle ne veut pas de moi : Et alors ? On n’aura sans doute plus jamais de fou rire ou de conversation interminable sur des questions  philosophiques au milieu de la nuit : Et alors ? On ne se recommandera plus jamais de films ou de bouquins qu’on a adorés : Et alors ? La liste des « plus jamais » peut s’étirer à l’infini, s’ajoutant à la pile de plus en plus haute des regrets qui m’accompagneront désormais. C’est dommage. C’est triste. Ça fait mal. Mais on n’y peut rien, et je me suis rendu compte avec surprise que oui, c’est vrai, la vie continue. Les journées passent sans doute un peu moins vite, les nuits sont sans doute un peu plus froides, le soleil brille sans doute un peu moins… Mais les beaux jours finiront bien par revenir, tôt ou tard.

Bref, j’étais à Strasbourg ce week-end.
Et le week-end prochain je vais à Grenoble voir S. <3
Keep on walking.



mardi 5 novembre 2013

Scary Hallow Eve



Je le dis depuis quelques années, vous devez donc en avoir déjà marre d’entendre la même bande-son en boucle, mais tant pis (après tout c’est quand même mon blog, faut pas non plus jeter pépé avec l’eau du bain !) (j’adore cette expression) : je suis en amour d’Halloween. Depuis que je suis toute petite, je sais pas, les citrouilles, les soirées embrumées, les bougies, les films d’horreur, les zombies, les fantômes, les sorcières et tout le folklore qui va avec, ça me passionne.

Alors évidemment quand on a parlé de faire une soirée pour Halloween avec les filles, forcément, devinez qui a levé la main en trépignant d’impatience pour héberger l’événement? Bibi, gagné ! J’ai immédiatement commencé à échafauder des plans de déco, de courses, de recettes, de films à télécharger pour l’occasion, de costumes, de boissons… Enfin vous avez compris quoi. J’ai donc dévalisé le supermarché deux jours à l’avance, ma liste de courses en mon planning de recettes dans la poche, renversant quasiment les rayons entiers dans mon caddie, attirée par n’importe quel emballage orange comme une gamine de cinq ans en mal de sucre.

Résultat, à J-2 je passais mes soirées à creuser des citrouilles (enfin des potimarrons mais on est à Paris, tout est plus petit ici), à J-1 je commençais les préparations des cupcakes et le jour J j’ai couru dans tous les sens de 15h à 20h pour arriver à réaliser toutes mes recettes sucrées et salées, à me doucher, à nettoyer ma cuisine qui, vers 19h, aurait pu passer auprès de non-initiés pour une base militaire après un crash test d’obus fourrés au glaçage, à décorer l’intégralité de mon appartement avec des stickers Halloween, des bougies, des chapeaux de sorcière, des gousses d’ail et j’en passe.

A 20h, tout était prêt : on se serait presque cru au Manoir Hanté de Paris (j’exagère mais à peine ! Quoi ? Vous osez remettre en question mes talents de décoratrice hors pair ? ‘tention hein…). Les toasts engloutis, les smoothies aux yeux gluants descendus, les cupcakes entamés et les paquets de bonbons ouverts, nous nous sommes calées devant Le Cercle 1 et 2 pour finir cette journée riche en frissons comme il se doit ! Bon, d’accord, nous avions 24h d’avance, mais tout semblait plus réel que nature et je mets ma main à couper que les premières invitées parties en douce au début du deuxième film, sous des prétextes nébuleux de métro à prendre, claquaient des dents et des genoux en traversant la cour…

(D'ailleurs ici Halloween ne s'arrête jamais puisque nous sommes allées voir Insidious 2 au cinéma hier soir encore, idée brillante inspirée par toute cette soirée... Tremblez jeunes gens !)






Happy Halloween everyone !



#ParisGamesWeek



Mardi dernier, j’étais invitée à l’avant-première de la Paris Games Week (comme quoi, ça a quand même du bon de travailler chez Orange parfois. Souvent en fait). Je n’y avais encore jamais mis les pieds mais, allez savoir pourquoi, j’étais excitée comme une puce. Vous avez dit jeux vidéos ? Vous avez dit dernières technologies sur le marché ? Vous avez dit foule de geeks venus de France et de Navarre ? J’achète !

Evidemment j’ai tout de suite entraîné mon amie S. dans mon enthousiasme de geek, auquel elle a répondu à l’identique. Nous nous sommes donc retrouvées un poil après 19h, mardi soir, devant l’entrée du Parc des Expos à la Porte de Versailles, totalement hystériques, l’iPhone dégainé, prêtes à photographier le moindre centimètre carré du hall d’exposition. Nous avons été surprises par la file à l’entrée – même si, comme je l’ai appris dès le lendemain matin, c’était rien du tout à côté de la file qu’ont dû se taper les malheureux qui ont dû attendre le jour de l’ouverture officielle pour s’y rendre – mais pas découragées pour le moins du monde.

Vous nous auriez vues en arrivant dans la place : de vraies gamines, courant dans tous les sens, incapables de se mettre d’accord sur la direction à emprunter tant chaque stand nous faisait de l’œil. « Regaaaaaarde, un Mario géant ! », « Eh t’as vu le gigantesque ballon Pokémon ?! », « Viens on va d’abord se chercher un kebab », « MONDIEU c’est la Xbox One !?! » et j’en passe. Je me sentais tellement flotter que j’ai à peine senti mon sac de cinq kilos toute la soirée sur l’épaule (oui parce que je suis quand même à un point de geeketude où je vais à un salon sur les jeux vidéos avec mon propre ordinateur… Hum hum.).

Au final nous avons passé une bonne heure assises sur des petits fauteuils en forme de legos à essayer tous les jeux pour moins de huit ans disponibles sur 3DS (ben quoi ? y’avait personne et je suis une warrior à Power Rangers U.u) avant de sortir de notre transe (« QUOIII ?! Il est déjà 20h30 ?!? ») et d’aller quérir de quoi nous sustenter à la taverne, enfin, je veux dire, au stand de friterie jouxtant le hall d’expo. De la vraie bouffe de geeks pour les filles semblant distinguées que nous étions : frites et nuggets aspergés d’une rasade de ketchup, que nous avons dévorés en regardant des gens se déhancher sur Just Dance. Une fois sustentées nous avons fait un arrêt d’une bonne heure chez Asus pour tester le nouveau Batman sur le dernier et éternel amour de ma vie, et rien ni personne d’autre ne comblera plus jamais mon cœur : le Vivobook S551 LB, avec son écran tactile, sa carte graphique en béton pour un ultrabook, sa résolution à côté de laquelle n’importe quelle personne IRL a l’air complètement pixelisée et son design graphé immitation Macbook. J’ai bien failli mettre mon Packard Bell en vente sur Ebay directement depuis mon iPhone, avant même de sortir du salon, tellement j’ai eu le coup de foudre. Toujours est-il que notre enthousiasme plus que sonore (« CA Y EST ! J’AI TROUVE LA COMMANDE POUR LE FAIRE PLANER !! », « MAIS TABASSE LES CES CONNARDS ! » et autres « BASTOOOOOON » entonnés en chœur) nous a valu de nous faire virer par le charmant monsieur Asus qui nous regardait avec un mélange d’incrédulité et d’inquiétude depuis notre installation devant la Huitième Merveille du Monde, chacune une fesse sur la chaise, et qui a eu l’air bien content de voir une petite file d’impatients s’accumuler derrière le dossier de notre chaise, prétexte idéal pour virer les deux foldingues de là et rendre Bruce Wayne à la postérité.

A la suite de quoi, dépitées de ne pas avoir pu finir notre niveau mais hilares devant notre propre folie, on a oscillé un bon moment entre Xbox et PS4 avant de nous laisser séduire par Assassin’s Creed IV, remplaçant idéal du génial Batman, avec son design exceptionnel que la nouvelle manette avec palet tactile de la PS4 permet d’exploiter à loisir. Une représentante de Sony plus que canon nous a montré les différents raccourcis devant nos yeux émerveillés mais, là aussi nous avons été obligées de céder notre place – heureusement, chez Sony ils ont bien compris que n’importe quel fan dépité repartira quand même avec le sourire du moment qu’on lui distribue un poster et un bandana de pirate, et évidemment nous n’avons pas fait exception.

Le reste de la soirée s’est déroulé à l’identique : un petit passage chez Ubisoft pour voir un vieil ami et prendre des photos de nous en Reines des Geeks sur le trône qui nous est dû, un test du dernier chef d’œuvre de la Square Enix sur 3DS et du nouveau Zelda en passant par un lamentable essai de patin à glace sur Wii avant de nous faire jeter dehors par la team de Nintendo, qui avait l’air sincèrement désolée de nous arracher à notre console bien-aimée. La soirée est passée à une vitesse folle, ce qui m’a confortée dans l’idée qu’il vaut mieux pour moi, mon travail et ma vie sociale que je n’aie pas de console, parce que j’y passerais clairement tout mon temps libre et toutes mes nuits sans m’en rendre compte.

Mais en sortant, bien que les yeux exorbités et explosés par l’omniprésence des écrans, j’ai ressenti une plénitude que je n’avais pas connue depuis… Mes quinze ans, en fait, je crois. Ça m’a fait un bien fou de replonger dans le Moi Geek de mon adolescence, de côtoyer des gens communiquant en raccourcis clavier, déguisés en Pikachu, de croiser Blade dans les allées du hall sans que personne ne s’en étonne, voir des bloggers tourner des vidéos en direct live, prendre des photos avec des zombies et, au milieu de ce joyeux bordel, me sentir plus normale que jamais. À ma place. Oui je suis bizarre, dans la vie de tous les jours, on me trouve souvent excentrique, unique dans mon genre, et souvent on me regarde comme un alien pour telle ou telle raison. Mais dans ce genre d’événements, que ce soit un salon de jeux vidéos, un festival fantastique ou un concert de métal pour ne citer que ces exemples-là, je me sens bien. Personne ne juge, personne ne dévisage, personne ne se pose de questions. Entre gens bizarres, on se comprend ! Ce soir-là, de 19h à 1h, pas une fois je n’ai pensé, pas une fois je me suis pris la tête ou n’ai réfléchi – pour autre chose que résoudre une énigme du Professeur Layton, s’entend. Et ça m’a fait un bien fou !

A quand la prochaine édition ?




mardi 22 octobre 2013

Keep on Walking



Parfois il faut savoir lâcher prise. Même quand ça fait mal, même quand on a la sensation de s’arracher un organe à mains nues. Parfois il faut renoncer, il faut arrêter de vouloir se battre, et simplement accepter les choses telles qu’elles sont.

Ces derniers temps j’ai fait pas mal de choses dont je ne suis pas très fière. J’ai remis un pied dans un passé que je croyais derrière moi, et qui m’a rappelé que certaines choses sont ancrées en nous. Certes on change, on grandit, on avance, on apprend de ses erreurs, mais certaines choses sont immuables en nous. Et parfois ça fait du bien de le constater : il y a encore des choses qui ne changeront jamais. Même si elles laissent des marques et des cicatrices, même si elles font couler de l’encre et du sang, même si elles sont déplaisantes, elles ont le mérite de nous rappeler qui nous sommes, où nous vivons et, surtout, elles nous rappelent que quoiqu’il arrive, on continuera à avancer.

La page est tournée, maintenant. Et c’est en la tournant que je me suis rendu compte de la raison pour laquelle j’avais si peur de ce geste. J’avais peur de me sentir vide, sans elle. J’avais peur de ne plus savoir comment avancer, de ne plus savoir où aller, et surtout j’avais peur de ne plus rien avoir devant moi qui m’attende. Maintenant que je l’ai fait, je me rends compte que j’ai eu tort. Mon chemin ne s’est pas arrêté, et plein de choses m’y attendent encore. Certes je continue à y marcher seule, mais qui sait si quelqu’un ne me rejoindra pas en chemin ? Qui sait si nos routes ne se recroiseront pas un jour ? Je n’en sais rien. Personne n’en sait rien. Et il n’y a qu’un moyen de le découvrir…

Je me pose toujours beaucoup de questions, je ne peux pas dire que tous mes jours sont roses et ensoleillés et qu’il y a des bébés éléphants qui dansent dans les nuages, mais j’essaye de me raccrocher à ce que en quoi je crois, à ce que je vois, ce qui est là. Mes amies, qui ne me lâchent jamais, même dans les pires moments, même quand ça devient sanglant, des vrais pilliers à chaque moment où j’en ai besoin. Ma famille, qui fait tout pour être là pour moi, même si j’ai souvent conscience d’être trop inaccessible et de ne pas les laisser approcher autant qu’ils le voudraient… Pour les protéger eux, ou pour me protéger moi ? D’excellents weekends en perspective à Strasbourg (avec fête d’Halloween et journée à Baden-Baden à la clé, qu’espérer de plus pour se ressourcer !) et à Grenoble, des spectacles, des concerts… Beaucoup de travail aussi, qui me laisse peu de temps pour me consacrer à l’écriture et au dessin comme je me l’étais promis, mais j’y travaille.

En parlant récemment de mon amour pour la musique à une amie, je me suis rendue compte à quel point ça avait toujours compté pour moi, sans que vraiment je m’en aperçoive (il faut vraiment que je m’arrange pour caser mon piano dans mon appart…), tant c’est devenu une routine au fil des années de vivre mes émotions en musique. D’une note je peux rire ou pleurer, une simple parole peut me donner le courage d’affronter une journée ou au contraire l’envie de me terrer dans mon lit. Alors comme ma période Passenger n’est toujours pas passée, je vous fais partager la chanson qui me fait avancer ces derniers temps. Qui sait, elle marchera peut-être sur vous aussi ?





vendredi 18 octobre 2013

La dépression me va bien


J'ai observé un phénomène très étrange, ces derniers jours. Tout le monde, en particulier les gens que je n'ai pas vus depuis longtemps, me dit que j'ai bonne mine. "Saluuuuut, ouah t'as vachement maigri ! T'as plus du tout de seins ! Et t'as super bonne mine !". Voilà les trois premiers trucs que j'entends (J'adore. Surtout le deuxième >.>). Il semble donc que plus je me sens mal à l'intérieur, plus je fais bonne figure à l'extérieur. Et ça me donne à réfléchir, forcément - qu'est-ce qui ne me donne PAS à réfléchir en même temps, me direz-vous. Suis-je si douée pour cacher ce que je ressens en vrai ? Pourtant je suis un peu la reine du débordement de sentiments, je suis incapable de cacher ce que je ressens, incapable de pas exprimer ce qui me ronge de l'intérieur, alors comment expliquer que je simule si bien le bonheur ?

L'habitude, peut-être. L'envie de ne pas alarmer, plus sûrement. Cette tendance à minimiser ce qui ne va pas, à toujours plaisanter de tout pour juste ne pas se noyer et sombrer. "C'est fou comme tu arrives toujours à plaisanter de ce qui te déprime, ça m'impressionne !", m'a dit une amie hier soir. Ouais, ça doit être ça. I hide behind my jokes as a form of protection, comme dirait l'autre. Est-ce la bonne formule ? Je n'en ai aucune idée. Je sais juste que c'est la dernière chose qui m'empêche de tomber de l'autre côté de la barrière et de m'effondrer cinq mille mètres plus bas que terre.

Toujours infoutue de tuer ce foutu espoir dans l'oeuf. Alors j'attends. De voir ce qui se passera. De voir ce qui ne se passera pas. J'attends de parler. J'attends qu'on me parle. J'attends. Ma vie est sur pause. Le film se déroule lentement, comme dans du chewing-gum. Sur pause. En attente de je ne sais quoi. De quelque chose qui, je le sais, ne va probablement jamais se produire. En attente que quelqu'un réappuie sur le bouton Play. Sans savoir quand ça arrivera. Et au fond, je vous l'avoue.... Je m'en fous.



lundi 14 octobre 2013

La Vie d'Adèle


Je l'ai enfin vu. La Vie d'Adèle, le film que j'attendais depuis le festival de Cannes. Samedi soir... Avec ma mère. Et je tenais absolument à faire une brève là-dessus avant de perdre toutes les émotions à force d'attendre trop longtemps (j'ai douze minutes : top chrono).

 J'avoue que j'ai un peu craint d'aller voir ce film avec elle, pour plein de raisons diverses et variées. Notamment parce que ce film, j'en étais persuadée, allait me renvoyer à une certaine époque de ma vie  dont ma mère n'a jamais eu que des bribes, cachée derrière son mur d'homophobie - ou ce que je prenais comme tel à l'époque, j'aurais pu dire "coups de couteau" puisque c'est l'impression que ça me faisait, quand j'avais quatorze ans. Et je ne me suis pas trompée. J'ai vu beaucoup de moi en Adèle, un peu de moi en Emma aussi. J'ai ri, j'ai pleuré, partagé les émotions d'une salle pleine à craquer, mais je n'ai pas été déçue.

J'avais lu beaucoup de critiques sur ce film, comme beaucoup de gens je pense, j'avais donc forcément une idée préconçue derrière la tête en entrant dans la salle. C'est vrai, c'était long, pourtant je ne me suis pas ennuyée un instant. C'est vrai, il y avait des scènes qui auraient mérité d'être interdites aux moins de seize ans et je comprends que des gens aient pu être choqués. Moi ça m'a fait un peu rire : beaucoup de clichés sur l'amour lesbien j'ai trouvé, des scènes qui ne ressemblaient pas forcément aux adolescentes auxquelles elles devaient coller. J'ai surtout pensé "mon dieu qu'elles ont dû souffrir pendant l'épilation intégrale parce qu'elle est ni-ckel" (oui c'est à ce point). Mais bon après je veux dire on va pas non plus cracher sur la soupe hein, elles sont toutes les deux magnifiques (leur peau a-t-elle été photoshopée pour avoir l'air si parfaite de si près ? Cette question aussi je me la suis beaucoup posée) alors certes c'est un peu long et un peu intense et ça manque un peu de musique en arrière plan mais bon voilà. Je pense que toutes les lesbiennes célibataires de la terre vont laisser tomber Uporn (joke inside...).

A part ça j'ai beaucoup aimé la manière de filmer, très poétique, très artistiques. Nombreuses ont été les scènes composées comme des tableaux, à la manière d'un véritable artistique, un peu comme le reflet des peintures d'Emma en fait. Tout était à la fois doux et fort, à la fois puissant et faible, à la fois généreux et sur la défensive. Une vraie première histoire d'amour. De celles qui laissent des cicatrices qui ne se referment jamais vraiment. De celles que peu vivent. Un peu comme celle que j'ai vécu. J'ai beaucoup vu de mon passé dans ce film, beaucoup de mon présent aussi. Tout m'a à la fois fait espérer et désespérée. Un joli méli-mélo de sentiments en gros, mais qui vaut définitivement le coup. La fin m'a énervée... Mais peut-être qu'elle est aussi juste que le reste du film. Dans la vie non plus, on ne sait jamais vraiment la fin.

Pour faire court : j'y retourne jeudi.



vendredi 11 octobre 2013

Y'a des jours comme ça...


... Où à peine levée tu te dis "Ohlà, ça va être une bonne journée de merde, je ferais mieux de rester au lit". Evidemment c'est jamais possible, tu es forcément obligé à un moment ou à un autre de t'extraire de ton lit, bien que tu sois persuadé que c'est une grosse grosse erreur. Ce matin, c'était un peu ça l'idée. En fait pour être tout à fait exacte, déjà ce matin genre à 1h je sentais la journée merdique venir, au moment où quand je me suis couchée mon lit tanguait (pourtant je vous jure monsieur le juge, j'ai bu qu'une demi-bouteille de rosé) et où j'ai débranché mon radio-réveil au lieu de débrancher ma guirlande lumineuse. Hum. Donc non seulement j'ai pas dormi de la nuit parce qu'une part de mon cerveau épargnée par les ravages de l'apéro se souvenait fort bien qu'il fallait que je me réveille de mon propre chef à 7h30, mais en plus j'ai joyeusement alterné crampes au mollet et cauchemars toutes les deux heures, tant et si bien que je me suis réveillée beaucoup plus fatiguée que ce que je m'étais couchée, avec une migraine de malade, une légère gueule de bois eeeeeeet... la crève. Le combo qui tue tout. Surtout moi.

Après un quart d'heure de lutte mentale ("mais si lève-toi, de toute façon il te faut un mouchoir. Et un doliprane. Ou deux") j'ai fini par m'extraire de mon lit, avec ma couette, pour engloutir un litre de café coupé à l'aspirine. Totalement inutile, évidemment, j'ai commencé la journée avec la migraine eh ben je la finirai avec la migraine - vous vous rappelez quand je vous avais dit que je suis conditionnée à ne JAMAIS rien faire à moitié et comment ça peut se révéler super chiant ?
Et comme sinon ça ne serait vraiment pas drôle, évidemment dehors il pleuvait, il faisait un froid de canard, le tram était bondé et plein de gens malades - à ce moment-là le moindre quidam qui éternue devient le suspect de votre contamination et se fait foudroyer du regard alors qu'il a sûrement commencé la journée comme vous le pauvre - et en plus je me suis évanouie en rejoignant l'arrêt. Gé-nial. Je deviens une pauvre chose fragile, c'est la meilleure. Heureusement que j'emprunte une route relativement fréquentée et que des gens étaient là pour me ramasser avant que je m'explose le crâne sur le trottoir parce que ça aurait fait désordre.

Résultat, journée plus qu'improductive au boulot, passée à comater devant l'écran de l'ordinateur, incapable de me concentrer sur les OTT, les réglementations de l'UE en matière de télécoms ou le VDSL2. J'ai passé une moitié de la journée à greloter, crachoter devant mon écran et à éternuer à qui mieux-mieux avec ma collègue de galère - au point qu'on nous a prises en pitié et proposé un chauffage d'appoint en mode réunion autour du feu, manquait plus que la neige sur la Tour Eiffel et la raclette et on s'y serait crues - et la deuxième moitié de la journée rivée devant le blog de Tête de Thon (blog qui porte trop mal son nom d'ailleurs, je tiens à le souligner).

J'y suis tombée par hasard et impossible de m'en décoller. Déjà quand j'ai vu la bouille de l'auteure et SES CHEVEUX BLEUS, j'ai craqué d'un coup. Honnêtement, elle est vraiment trop belle on est d'accord ? Et elle a les cheveux BLEUS ! J'étais à deux doigts de ressortir ma vieille addiction de cheveux bleus et de filer au Monop' d'en bas m'acheter de la teinture et faire tout pareil (c'était avant que je me rappelle que j'avais très probablement la mononucléose et qu'au mieux je finirais étalée dans l'ascenseur en espérant qu'on me trouve avant la nuit). Moi qui en général ne suis pas du tout blog beauté, j'étais carrément hypnotisée devant ses tutos makeup, en particuliers les makeup artistiques, qui tiennent plus de l'art que du maquillage banal, il faut dire ce qui est. Déjà quand je mets des talons et du fard à paupière je me sens déguisée en fille, une robe et c'est carrément une grande occasion, alors je dois dire que ça m'en a bouché un coin. Elle m'a presque donné envie d'essayer, c'est vous dire... En tout cas son blog a été mon rayon de soleil - ou plutôt d'arc-en-ciel - durant cette journée triste et morose...

Sans compter que mon espoir d'une soirée soupe-lit-Masterchef s'est envolé vers 11h quand j'ai découvert avec HORREUR qu'ils avaient osé supprimer Masterchef pour du FOOT ! Du foot ! Non mais sérieusement, c'est quoi ce pays où on remplace les bonnes émissions (oui je suis accro aux émissions de cuisine et j'assume à 100%, voilà, c'est dit) par du SPORT et où il neige à 1300 mètres d'altitude début octobre ? Le/la premier/première qui m'emmène loin d'ici je l'épouse - il faut quand même qu'il y ait la mer, le soleil et qu'il fasse au moins 30°, faut pas non plus déconner. M'enfin comme je suis pas sûre que ça concorde avec ma mononucléose cholératienne et mon récent engagement auprès du couvent le plus proche, ces plans vont probablement devoir être remis à plus tard. Ou annulés faute de candidats, aussi.
Sur ce, je vais me coucher.