jeudi 20 décembre 2012

Holiday Blues


Je sais, je suis pénible comme nana. Je me lamente de ne pas avoir de vacances depuis des semaines, des mois, et quand je suis à l'aube des vacances je trouve encore le moyen de râler. La vie devrait pourtant être belle : presque en vacances, avec la perspective de ne pas travailler pendant une dizaine de jours bénis, je vais retrouver ma famille demain soir et me faire cajoler, gaver et chouchouter jusqu'au trois janvier. Que demande le peuple, je vous le demande.
La vérité c'est que je ne me comprends pas moi-même. Je me sens en permanence au bord de la rupture, je suis fatiguée tout le temps, même après une nuit de treize heures de sommeil, tout le temps agressive, énervée... Je ne me comprends pas. Je suis une énigme pour moi-même, alors imaginez les autres !
Je voudrais saisir les opportunités qui se présentent à moi, me laisser aller à savourer chaque flocon de joie comme elle vient, profiter des bons moments pour oublier les mauvais... Mais je n'y arrive pas. Tout ce que je sais c'est que je ne me supporte plus. Je voudrais... je ne sais pas trop ce que je voudrais. Je voudrais que ce soit simplement la fatigue et que les choses reprennent leur cours dès que j'aurai assez dormi, dès que je serai assez relaxée. Je voudrais chasser cette impression que dès que quelque chose de bien se présente à moi, je la rejette immédiatement.

Je n'aurai sûrement plus le temps de poster avant Noël, alors je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes, profitez bien de ce que vous aimez, faites des choses que vous aimez et surtout dites aux gens que vous les aimez. C'est plus important qu'on ne le pense.

Ndlr : j'ai eu la chance que la célèbre blogueuse Lôla Peste lise mon roman et ponde et super article juste ici, allez le lire et si jamais vous êtes en panne d'inspiration pour vos cadeaux de Noël pensez à moi !



mardi 11 décembre 2012

Quand les hormones nous jouent des tours...



Noël, c'est avant tout une période d'échanges, de partage, d'amour, une des rares périodes dans l'année où les gens se laissent spontanément aller à ressentir librement. Une période où on met les mauvais souvenirs de toute l'année écoulée dernière nous et où on se contente de voir les gens qui nous entourent pour ce qu'ils sont, sans rien attendre de plus. Où ça fait plaisir d'offrir quelque chose à quelqu'un avec qui on n'est pas forcément sur la même longueur d'ondes toute l'année, et de voir son visage s'illuminer de joie, juste comme ça.

Certains appellent cela "l'hypocrisie de Noël", et dans mes jours cyniques je suis d'accord. C'est vrai, c'est un peu hypocrite de se forcer à sourire l'espace de quelques jours, de faire comme si de rien n'était, et subitement tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Mais ça fait également partie de l'esprit de Noël. Et comme je suis une grande enfant dans ma tête, je ne l'ai pas perdu l'esprit de Noël, et depuis deux ans où je ne passe pas toute cette période d'avant-fêtes avec ma famille je le ressens de manière plus brûlante encore. J'ai l'impression que mon coeur triple de volume à Noël, le moindre minuscule truc m'émeut, le moindre film romantique me fait pleurer pendant des jours.

Serait-ce les hormones qui sont en ébullition ? Les hormones des femmes en particulier ? Parce que je n'ai pas l'impression d'être la seule à être à vif en cette période où tous les matins on ouvre ses fenêtres avec l'espoir niché dans un coin de nous qu'il va se mettre à neiger, cette période où même par un froid glacial on va se promener, juste pour profiter des illuminations de Noël. C'est encore plus dur quand on est seul, encore plus dur quand on a vécu une rupture il y a peu, encore plus dur quand on voit des couples d'amoureux partout. Il y a des soirs - de plus en plus fréquemment ces derniers temps, maintenant que j'y pense - où j'ai juste envie d'appeler des gens pour leur dire que je tiens à eux, leur envoyer un sms pour leur dire qu'ils me manquent.

A Noël j'ai trop d'amour à donner. Et personne pour le partager. C'est encore plus triste quand je tombe sur des articles comme celui-ci, qui me rappellent tellement de périodes de ma vie que je pourrais fermer les yeux et en piocher une au pif. Je trouve qu'être célibataire à Noël, c'est encore plus dur qu'être célibataire à la Saint Valentin. Parce que la Saint Valentin devient de plus en plus "une fête commerciale", pas vraiment sincère, on la fête souvent parce qu'on ne veut pas que l'autre croie qu'on l'a oublié, mais c'est plus par principe que par conviction. Les fêtes de Noël en revanche sont empruntes de tradition, de souvenirs, d'authenticité - encore plus lorsqu'on a grandi dans La Capitale de Noël, attention mesdames et messieurs - et surtout d'amour. Heureusement qu'à défaut d'avoir quelqu'un à qui le déclarer, la semaine prochaine j'aurai ma famille. Au fond, c'est ça le plus important...
Non ?...


Ndlr : courage, plus que deux semaines à tenir, après promis plus d'articles sur Noël.



dimanche 9 décembre 2012

News Express


Depuis quelques semaines, je peine à sortir la tête de l'eau du marasme sans fin de travail qui s'acharne à essayer de me noyer. Heureusement je résiste (prouve que tu existes !) et hier après-midi, pour la première fois depuis des temps immémoriaux, j'ai fait autre chose que travailler pendant tout une après-midi. Pour la première fois depuis une éternité, j'ai brisé la routine des 12/12 (12h de travail par jour, 12h de sommeil-repas-transports-douche quand même de temps en temps) et je me suis aventurée dans les foules de touristes et de parisiens en week-end qui peuplaient les centres commerciaux à la recherche de cadeaux pour leurs proches. Noël approche définitivement, et dans deux petites semaines je serai à l'heure actuelle en train d'arpenter les rues de Strasbourg en admirant les échoppes du marché de Noël - comme une touriste insouciante et non comme une riveraine énervée, pour changer - ou alors en train de décorer un sapin de Noël en grignotant des Schokolebkuchen, ou alors en train de ronfler sur le canapé devant un film spécial Noël du dimanche après-midi sur TF1 ou M6. J'ai hâte, j'ai hâte, j'ai hâte !

Ndlr : moi aussi j'ai eu mon cadeau, hier matin, ma Panty Box du mois de Décembre ! Ma préférée jusqu'ici je pense...



jeudi 6 décembre 2012

Esprit (de Noël), es-tu là ?


Aujourd'hui, 6 décembre, c'est la St Nicolas. Enfin pas ici évidemment, pour la plupart des parigots de base - voire même du reste des Français de l'Intérieur, hahaha - la St Nicolas ne leur évoque rien de plus que "Tiens chérie, faudra pas oublier d'appeler ton frère !". Et encore, la plupart ne célèbrent même pas les fêtes (si vous le faites tant mieux, la mienne c'est le 22 mars, FYI). Mais chez moi, la St Nicolas c'est tout un truc. Si vous voulez connaître l'histoire exacte je vous redirige ici, quoi de mieux qu'une petite marrade au sujet des Alsaciens et des Lorrains pour commencer la journée en beauté !

En gros, St Nicolas c'est le bonhomme là-haut sur la photo. La nuit du 5 au 6 décembre, il arpente le monde (soit l'Alsace et la Lorraine, pour ceux qui n'auraient pas encore percuté) sur son âne pour aller distribuer des chocolats et des pains d'épices au petits enfants qui ont été sages. Pour recevoir quelque chose il faut : avoir été sage déjà (enfin ça c'est plus ou moins en option en fait), mettre ses bottes devant la porte le soir pour qu'il les remplisse, et lui offrir un truc à manger ou à boire type du lait, ainsi qu'une carotte pour son âne, afin qu'ils puissent reprendre des forces pour la route. Jamais de toute mon enfance je n'ai manqué la St Nicolas, en plus moi qui adore le pain d'épices, le chocolat et les Mannele (rappelez-vous je vous en ai déjà parlé), vous pensez bien.

Mais visiblement mon enfance s'est arrêtée au moment où j'ai déménagé à Paris, en septembre 2011. Ici, finie la St Nicolas, finies les traditions, finis les Mannele. Vous savez que ma mère ne m'a même pas crue quand je lui ai dit que ça existait pas en-dehors de l'Alsace les Mannele ? (en fait les Alsaciens sont encore plus nombrilistes que les parisiens. Ou alors ils gardent juste jalousement leurs spécialités culinaires à se damner et préfèrent laisser les parigots avec leur baguette et leurs pâtes Sodebo) Toujours est-il qu'aujourd'hui 6 décembre, avec pour tout cadeau le petit chocolat de mon calendrier de l'Avent, je me suis sentie triste. Comme un peu tout le temps en ce moment en fait. Je trouve que c'est à cette période, quelques semaines avant Noël, que l'absence de la famille et des traditions se font le plus cruellement sentir. Même si parfois j'ai l'impression d'être la seule à y attacher autant d'importance. Pour les autres gens, Noël ce n'est plus qu'une histoire de "combien de thunes je vais empocher et comment je vais réussir à rester en place en me tapant tous les membres plus chiants les uns que les autres de ma famille à la suite pendant trois jours".

L'esprit de Noël n'existe plus assez pour que je puisse passer le 25 décembre avec ma mère, bannie des fêtes familiales sous prétexte qu'elle a eu le culot de vouloir vivre sa vie. Plus assez non plus pour voir les gens qu'on aime sans se battre au sujet de qui a été le dernier à inviter, à qui le tour, et c'est toujours moi qui cuisine, et je m'en fous je ferai rien si on m'invite pas, et blablabla. C'est dur de continuer à garder son âme d'enfant dans ce monde de brutes. Je sais que dit comme ça ça fait très vieille France comme déclaration, mais je le sens de plus en plus : la cruauté du monde dans lequel on vit n'a plus aucune limite. On peut passer une journée, une semaine, des mois avec les mêmes personnes, tous les jours, rire avec eux, échanger des confidences avec eux, et se faire insulter et menacer comme une malpropre le soir même, sans aucune gêne, sans aucun remords. Parfois je voudrais pouvoir redevenir une enfant, juste avant l'âge où on se met à réaliser se genre de choses ; à l'âge où le Père Noël existe encore, à l'âge où ses parents qui s'embrassent jamais c'est normal et pas encore triste parce que s'embrasser c'est dégueu, à l'âge où on rêve encore au Prince Charmant sans savoir que dans la vraie vie le Prince Charmant n'existe pas plus que le lapin de Pâques ou la Petite Souris, à l'âge où on décore le sapin de Noël tous ensemble, en famille, à l'âge où personne n'est mort, où personne n'est triste, où personne ne pleure en cachette, où personne ne fait semblant d'être heureux.

Je sais, mon monde idéal n'existe que chez les Petits Poneys.
Joyeux Saint Nicolas à tous les Nicolas, Alsaciens et Lorrains !


mercredi 5 décembre 2012

Il y a des jours sans...


Vous savez ces matins où en vous levant, vous savez immédiatement que vous n'auriez pas dû. Vous vous renversez votre café dessus, vous vous rendez compte que vous avez oublié de laver la chemise que vous vouliez mettre, vous n'avez pas fermé l'oeil de la nuit et devez déjà vous lever alors que vous veniez juste de vous endormir... Il y a des tas de motifs d'impression que votre journée va être pourrie, seulement quelques minutes après vous être levé.

Eh ben ce matin c'était exactement ça. Une demi-heure après avoir posé le pied par terre je le regrettais déjà. J'avais une vieille migraine sous-jacente, le genre qui est bien partie pour squatter l'emplacement toute la journée, voire les deux jours à venir. En plus de ça j'avais des nausées, mal au ventre, il faisait froid, nuit, humide... Pendant dix bonnes minutes je suis restée couchée à me demander si j'allais me rendormir ou non. Finalement je me suis levée. Eh bien je n'aurais pas dû.

Il y a des jours comme ça où tout a l'air gris. Où on se sent mal et mal-aimé, abandonné, nul, lâche, bête, moche, inutile, déprimé. Des jours où on voudrait juste hiberner et se réveiller après ladite journée. En ce moment, cette impression ne me lâche plus, je l'ai environ un jour sur deux. Je suis fatiguée, tellement fatiguée... Pas seulement de tout le boulot à faire. Je suis fatiguée de ma vie en général. Fatiguée d'être seule, fatiguée de ne compter pour personne, fatiguée de tout rater, fatiguée de sourire et de ravaler mes larmes alors qu'au fond je voudrais juste hurler. Je voudrais que les vacances arrivent, je voudrais rentrer me blottir sous les jupes de ma mère et n'avoir plus que le sapin à décorer, le marché de Noël à arpenter en calculant les heures creuses des touristes pour m'y rendre et le menu des fêtes à élaborer pour seules préoccupations.

Alors aujourd'hui, mieux vaut ne pas m'emmerder, vous êtes prévenus.
Sinon je pleure (ou je mords, c'est l'un ou l'autre).



dimanche 2 décembre 2012

My Christmas Wish List


Noël arrive officiellement, hier matin j'ai mangé mon premier chocolat de mon super calendrier de l'Avent Lindt, signe qui ne trompe pas de l'arrivée imminente des fêtes. Il est donc grand temps que je me mette moi aussi à faire ma Wish List de cadeaux de Noël. Vous connaissez le principe, qui est le même que pour mon anniversaire : si vous avez envie de m'offrir quelque chose de ladite liste, surtout ne vous privez pas, tout don sera accueilli avec joie et bonheur à profusion !


* Les tomes 12 à 16 de la série "Anita Blake" de Laurell K. Hamilton, qui ont bien failli m'emmener droit vers l'infarctus quand j'ai vu qu'ils étaient sortis et que j'avais loupé autant de tomes à cause de mon manque de temps/argent.

* Une machine Nespresso verte *.* Pitié pitié pitié.

* Ou alors une Tassimo, genre la nouvelle violette là, ou encore celle-là, bien moins encombrante que ses précédesseuses (et bien moins chère que la Nespresso, il faut bien l'avouer. Mais alors avec des capsules hein, faut quand même pas déconner U.u)


* Des nouvelles chaussures, genre ces sublimissimes bottes

* Une jolie housse pour Iphone (parce que là vraiment le plastique dégueu collé sur l'écran en guise de protection c'est plus possible)

* Une breloque Thomas Sabo pour ajouter à mon bracelet

Voilà la liste des trucs plus ou moins plausibles. Après y'a la liste des voeux pieux du genre :

* Perdre 10 kilos avec un régime à base de Schokolebkuchen
* Vendre des tas de bouquins, devenir super riche et célèbre, et prendre le café avec Laurell K. Hamilton, J.K. Rowling et Robin Hobb
* Avoir le temps de lire et d'écrire
* Passer un vrai Noël comme dans les films, sans cris, sans larmes, sans engueulades, sans tension lourde de sous-entendus et de non-dits et sans règlements de compte entre le fromage et le dessert
* Un peu de tendresse, d'affection, de rêves, de magie et d'amour ne seraient pas de refus non plus...

Franchement, je me trouve super raisonnable cette année.
Et vous, une liste de cadeaux à faire partager ?



mardi 27 novembre 2012

La Fièvre du Lundi Soir


Je commence vraiment à croire que j'ai un très, très mauvais karma. Je ne sais pas ce que j'ai fait à qui dans mes vies intérieures, mais j'en bave. Y'a des jours comme ça où je mériterais juste de me balader avec un post-it "GROSSE GOURDE !" collé sur mon front.

Hier soir était donc une soirée tout à fait normal. Voir même une plutôt bonne soirée, après une plutôt bonne journée. Enfin, jusqu'à ce que je décide de ranger mon linge, armée de toute ma bonne volonté. Et là, chantonnant, sans penser à rien... BIM ! Je me coince la main droite dans la porte coulissante de mon armoire, mais violent hein. Elle a commencé à devenir toute bleue, avec une énorme bosse de chaque côté de la paume, et à tripler de volume. Evidemment il a fallu que ce soit la droite... J'ai récupéré l'usage de mes doigts vers midi environ, alors adieu mes bonnes résolutions de bosser toute la soirée.

Dépitée, je me pose sur mon canapé avec, tant qu'à faire, l'intention de regarder une bonne série (je perds pas le nord vous remarquez...). Encore une fois tout allait très bien jusqu'à 19-20h, quand j'ai commencé à être en proie à une fièvre de cheval qui m'a clouée sur mon canapé sans possibilité d'en bouger jusqu'à environ 22h30. J'ai fini par me glisser dans mon lit, grelottant malgré mes trois pulls, deux couvertures, un chat et le radiateur à fond, où j'ai attendu que le sommeil - ou la Mort, premier arrivé premier servi - vienne me cueillir.

Résultat des courses : je n'ai rien fait hier soir, j'ai dû annuler mon jogging de ce matin à mon grand damn (pour lequel j'étais pourtant super motivée, pour une fois !), j'ai hyper mal dormi et j'ai eu un mal fou à m'extraire de sous ma couette, vers 13h, pour me mettre au boulot avec une migraine de tous les diables. Mauvais oeil, quand tu nous tiens... J'avoue que dans d'autres circonstances la perspective de passer la journée au lit m'enthousiasmerait, par exemple si je n'y étais pas seule et beaucoup moins couverture, ou encore avec un chocolat chaud et la perspective de trois saisons de Downton Abbey, là d'accord !

Mais franchement, j'ai vraiment autre chose à faire que d'être malade là, alors steuplé Monsieur-Le-Type-Qui-Se-Marre-Visiblement-Bien-Dans-Ses-Nuages, lâche-moi la grappe deux minutes et t'auras un susucre.



jeudi 22 novembre 2012

Recette spéciale "Mal du Pays"

Je ne sais pas pour vous, mais moi dès que la saison de Noël approche le mal du pays me saisit. J'ai envie d'être avec ma famille, de petit-déjeuner avec ma mère, de me chamailler avec mon frère, de faire du shopping et des cachotteries avec ma petite soeur, de tanner ma mère pour qu'on fasse un sapin de Noël, de réfléchir au repas du 24 au soir... Préparer Noël quoi. Même si je sais que bientôt je rentrerai à la maison - dans 4 semaines pour être exacte - et que mon emploi du temps est plein à craquer d'ici-là, week-ends et semaines, ma maison me manque.

Alors ce que je fais, quand j'ai le mal du pays, je cuisine quelque chose que ma mère ou ma grand-mère me cuisineraient. Comme par exemple : des griesknepfle, de la compote de pommes et des croûtons (Alsace powa). Et mon âme est si pure que je vais même vous donner la recette, et croyez-moi, ça envoie du pâté.

Commencez par préparer la compote de pommes : coupez des pommes épluchées au préalable en petits quartiers et mettez-les dans une casserole, à feu doux, jusqu'à ce qu'elles réduisent en purée. Assaisonnez avec beaucoup de cannelle et du sucre si nécessaire.

Pendant que les pommes cuisent, faites bouillir du lait avec une pincée de sucre et du sel. Une fois que le lait est à ébullition, rajoutez de la semoule de blé tendre (si vous le faites avec de la semoule de blé dur pour couscous, comme moi, ça va beaucoup moins bien marcher, croyez-en mon expérience...). Remuez doucement, à feu doux, jusqu'à former une bouillie compacte.

Enfin troisième étape : prenez du pain dur, coupé en dés, que vous faites revenir à feu vif dans une poêle avec du beurre (plus il y en a, meilleur c'est, y'a pas de secret). Une fois qu'ils sont bien dorés, retirez-les du feu.
Un petit conseil : faites beaucoup de croûton, c'est à tomber par terre. 

Image by Hugo Délice, dont la recette est pas mal du tout.

C'est censé ressembler à ça. Alors les recettes traditionnelles vous diront de couper les griesknepfle avec un emporte-pièce et de les faire revenir et de manger ça avec des oeufs au plat (beurk). Pratique de gens de l'intérieur, je vous l'assure, parce que nous en laisse ça en bonne grosse bouillie, avec les croûtons par-dessus dans la casserole d'ailleurs comme ça on se bat pas pour les croûtons et chacun en a la même quantité, et on mange ça avec la compote de pommes (si elle est un peu tiède c'est encore meilleur). Un vrai régal, testez vite ! En plus, difficile de faire moins cher comme repas...

Bon appétit !


lundi 19 novembre 2012

L'Oscar de la Soirée Pourrie de l'Année est décerné à...

Mes Amis, Mes Amours, Mes Emmerdes... <3

En bref, il faut quand même que je vous raconte la soirée que j'ai passée samedi (et après je vais en cours, promis). J'ai donc invité des amis à passer chez moi, nous avons bien mangé, bien picolé, bien rigolé, enfin comme d'habitude. Jusqu'ici tout va bien. Non en fait ça a vraiment commencé à se gâter une fois sortis de chez moi, après avoir pris le métro (avec une bouteille de rouge, on est franco-français ou on l'est pas). On s'est d'abord fait refouler par un premier bar de St Michel, pour cause d'affluence de samedi soir, et surtout pour cause de taux d'alcool dans le sang bien au-dessus de la moyenne. Ensuite, en attendant devant un autre bar, l'une d'entre nous a commencé à répandre une susbstance spaghettesque rose fluo un peu partout sur la place devant le bar, avant de s'effondrer au sol et pratiquement perdre connaissance sans plus nous reconnaître - nous autres qui lui tenions la tête en se faisant allègrement asperger de vomi depuis une demi-heure. A la suite de quoi un autre des nôtres a surgi du bar en frôlant l'hystérie, une dent cassée par une nana qui s'est fait frapper et copieusement insulter par l'amie de rigueur, au bras du pauvre père à l'incisive cassée. Il a fini par se calmer quand on a dû appeler les pompiers pour éviter le coma éthylique à notre amie, qui gisait toujours sur le pavé. Une fois qu'ils sont arrivés et l'ont emmenée à l'hôpital pour la nuit j'ai fini par rentrer chez moi, complètement hystérique, la culpabilité décuplée par l'alcool. J'ai donc réveillé ma môman pour sangloter au téléphone à 2h du matin avant de me faire mettre dans un Noctilien pour rentrer chez moi, dans lequel j'ai continué à sangloter sur l'épaule d'une pauvre fille qui ne comprenait rien à mon charabia. A trois heure et demi, après m'être calmée, j'ai fini par dormir six petites heures avant d'aller m'installer dans une salle glaciale pour le reste de la journée, à attendre en vain qu'un quidam vienne me demander de lui signer un de mes bouquins et cuvant mon vin. Enfin, pour conclure la soirée, un de mes voisins avec un complexe d'autorité affligeant est venu m'incendier à propos de faits s'étant déroulé pile-poil au milieu de la période vomi-sur-la-place-ambulance-cassage-de-dent-noctilien, refusant de croire que j'étais absente au moment des faits. J'ai donc fini la journée à nettoyer du verre cassé à 21h dans la cour intérieure de mon immeuble, cassé par quelqu'un d'autre que moi, dans le noir le plus complet, une épée de Damoclès au-dessus de ma tête (à savoir une menace de me faire virer de mon appart, une amende par les flics et voir même un procès en sus si jamais on s'ennuie après).

Non mais bientôt on en rira de ce week-end, hein.
Moi aussi je vous aime les gens <3



samedi 17 novembre 2012

Indécision quand tu nous tiens...

En ce moment je ne sais pas trop ce que je veux. Sentiment qui ne m'est pas familier, et qui s'applique à tous les domaines. Je suis incapable de choisir ce que je vais manger quand j'ouvre mon frigo, incapable d'organiser ma journée : bosser ? regarder le dernier épisode de The Big Bang Theory d'abord ? me faire à manger ? Ah non je sais pas quoi manger donc... Beaucoup de choses passent et repassent dans ma tête.

Parfois l'indécision peut devenir un bon sentiment, quand elle nous pousse à accomplir de multiples choses par exemple. Parfois aussi elle peut amener certaines situations à tourner au vinaigre. Comme une relation amoureuse par exemple, "dommage collatéral" de ma vie un peu instable ces derniers temps. C'est dit : je suis célibataire, depuis quelques jours maintenant. Ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude, j'ai déjà été célibataire dans ma vie, parfois plusieurs mois ou même années, au point d'oublier pourquoi on voudrait être en couple. Pas de contraintes, personne à qui on doit penser, pas d'attaches, juste la liberté. C'est ce que je ressens en ce moment.

Evidemment je suis triste, je culpabilise d'avoir fait du mal à une personne qui m'est chère, mais au fond de moi je sais que j'ai pris la bonne décision. Dans la vie, il y a des temps pour tout. Et là j'en suis arrivée à un moment de ma vie où ce n'est pas le temps pour une relation amoureuse. Pour embrasser des gens dans des soirées, rentrer avec à la limite, flirter, mais s'engager ? Sûrement pas. Je n'en ai ni le temps, ni l'énergie, et pour cause : rien n'est plus important que mes études. On n'est pas en master tous les jours, et toute mon énergie, toute ma concentration, toute ma patience, toute ma force mentale sont complètement absorbées par les cours, les devoirs, les projets, les mémoires...

Quand on en est arrivé à ce point de fatigue physique et mentale, au point d'être presque soulagée de ne plus avoir le poids d'une relation sur les épaules, à porter en plus, à qui accorder du temps, de l'énergie, quand on en est là, tout est capable de faire sourire : une bonne soirée autour d'une bonne bouteille avec des amis, la perspective d'un voyage, l'attente du 1er décembre pour ouvrir la 1ère case du calendrier de l'Avent (oui je suis un grand enfant et j'assume), les décorations de Noël dans les rues, une grass'matinée, une carte postale, la perspective de voir bientôt une amie de très très longue date... Parfois, il faut simplement savoir prendre la vie comme elle vient.

Bientôt Noël rue de Rennes...



mardi 13 novembre 2012

Les Six Semaines de l'Ave(/a)nt

Ce week-end je suis rentrée chez mes parents, à Strasbourg. Ou plutôt chez ma mère, puisque depuis la séparation je passe bien plus de temps dans son appartement qu'avec mon père dans la maison familiale. Je savais que j'allais devoir travailler, comme toute la semaine précédente, pour la simple et bonne raison que j'ai environ un million de choses à faire pour cette semaine et qu'à l'heure d'aujourd'hui je ne sais toujours pas comment je vais me débrouiller pour réussir à tout faire.

Mais bon je n'ai pas que travaillé, il y a quand même des limites. J'ai aussi et surtout eu mon dernier rendez-vous post-op chez l'ophtalmo, qui m'a confirmé que tout allait bien et m'a redonné rendez-vous... dans six mois ! Je ne me rappelle pas quand pour la dernière fois je ne suis pas allée chez l'ophtalmo pendant une si longue période, en tout cas ça doit remonter à loin.

J'ai aussi fait du shopping et acheté ces magnifiques bottes pour à peine 20€ :


J'avoue que je n'en suis pas peu fière, je les trouve magnifiques et très bien accordées avec mes vêtements d'hiver qui  plus est. Oui parce que, ne nous leurrons pas, nous sommes bel et bien en hiver. Ce week-end j'ai reçu des Schokolebkuchen (délice que vous ne connaissez pas si vous n'êtes pas alsacien - ok, allemand, mais en Alsace on a un peu de mal à admettre qu'on pactise avec l'Autre Côté (de la frontière) - et c'est bien dommage pour vous car c'est le meilleur truc que j'ai jamais mangé, je peux m'enfiler deux boîtes en une journée sans aucun problème), des chaussons fourrés qui donnent hyper chaud et dont je suis d'ores et déjà follement amoureuse, et un Calendrier de l'Avent.  Lindt, pas n'importe lequel ! Parce que je suis contre cette manie ridicule d'arrêter de se faire plaisir quand on devient adulte, et parce que j'ai toujours adoré Noël et qu'il va bien falloir mille de ces petites traditions pour réussir à rendre celui qui arrive un tant soit peu joyeux, et parce que franchement, QUI cracherait sur une excuse pour manger du chocolat ?!

Petit déjeuner à base de café, jus d'orange et les fameux Schokolebkuchen.
Quoi de mieux pour commencer la journée ?

Toujours est-il que rien de bien joyeux ne m'attend pour les six semaines à venir et que si j'avais pu je serais bien restée chez ma mère, à boire du chocolat chaud et manger des Männele devant la télé. Malheureusement j'ai encore six longues semaines à attendre avant de souffler... Et 24 chocolats à déguster !





jeudi 8 novembre 2012

France, Pays des Droits de l'Homme... ?

Hier, dans le métro, après une journée exténuante, j'ai sorti de mon sac le 20 Minutes que j'avais pris le matin pour le lire dans la journée - sans succès, obviously. Je comptais me détendre deux minutes avec un peu de lecture et d'actualités... Et ben ça a été un échec total. Le sujet du jour ? le mariage gay, comme tous les autres jours ces derniers temps me direz-vous, comme si subitement les gens ouvraient les yeux : "Eh vous vous rappelez de ces gens bizarres ? Ceux qui aiment les personnes du même sexe là... ça fait un moment qu'ils ont pas fait le buzz, il est temps de remettre le sujet sur le tapis !".

Et pas n'importe quel sujet, non : le mariage. Autorisons les gays à se marier tiens, quelle idée loufoque ! C'est pas comme si elle était appliquée dans la moitié des pays d'Europe depuis des décennies et que personne n'en ait rien à tartiner tellement c'est... banal, logique, normal. En quel honneur les gays n'auraient pas le droit de se marier ? Trop bizarres ? Pas assez "normaux", le pire mot de la langue française et de loin (tiens ça me rappelle vaguement le discours de ces types à moustache en uniforme vert olive qui braillaient des trucs en allemand... Comment ils s'appelaient déjà ceux-là ?).

Et évidemment chacun y va de son petit commentaire, et pas des moindres. Pour une fois j'en suis à espérer que les journalistes exagèrent et déforment les propos, pitié, dites-moi qu'ils les déforment, parce que j'ai quand même lu les mots "Fin du monde". Le mariage gay en France provoquerait la fin du monde ! Rien que ça ! Les incessantes guerres qui opposent les hommes pour un billet ou un bout de terre depuis des millénaires, ça non. Les famines, les épidémies de VIH et autres maladies en Afrique, ça non. La pollution, le réchauffement climatique, non plus. La surpopulation et la surconstruction des terres jusqu'à étouffer tellement on est d'humains au mètre-carré, toujours pas. Mais alors que les gays se marient en France, ça par contre, ça c'est sûr que ça va provoquer la fin du monde !

Quand j'entends ce genre de choses j'ai juste envie de me pendre tellement l'humanité me consterne. Me dépasse. C'est ça, le "pays des Droits de l'Homme" ? Qui a attendu jusqu'en 1945 pour donner le droit de vote aux femmes, jusqu'en 1981 pour interdire la peine de mort et qui, en 2012, ne reconnaît toujours pas le droit des homosexuels à se marier au nom de... Au nom de quoi d'ailleurs ? Ne sommes-nous pas un état laïque aux dernières nouvelles, ou alors sur ce point aussi on a régressé ? Et si oui, qu'est-ce que ça peut faire que les religieux ne soient pas contents ?! Si on devait écouter tout ce qu'ils racontent les capotes n'existeraient pas et on serait tous joyeusement en train de mourir du SIDA. Ce genre de choses me met tellement, tellement, tellement en colère. Où est la liberté ? Où est la tolérance ? Où est le respect ? Ces concepts existent-ils seulement encore dans l'esprit humain, ou ont-elles été remplacées par un gros "$" dans chaque pupille. Parce qu'au fond, la seule chose qui nous intéresse maintenant, c'est le fric. Tous les glorieux concepts de liberté, égalité, fraternité sont passés à la trappe. Le nombrilisme, l'aveuglement persistant et l'égocentrisme surdéveloppé qui règnent en maîtres dans ce monde ne cessera jamais de m'anéantir.


Laissez-moi rire.

Ndlr : Sinon sur une note plus joyeuse - et pour essayer de me calmer - j'ai reçu hier ma Panty Box du mois de novembre : qu'en pensez-vous ? Personnellement je n'ai jusqu'ici pas été déçue et je doute que ça vienne !


"Y'a ces ombres derrière nous
Y'a ces idées vendues
Y'a ces drapeaux qui flottent
Et les hymnes dessus
Et puis y'a toi mon frère
Oui toi qui n'y crois plus
Et puis y'a nos prières
Et nos causes perdues

Honte à notre pays
Honte à notre patrie
Honte à nous la jeunesse
Honte à la tyrannie
Honte à notre pays
Revoilà l'ennemi
Allons, marchons ensemble
Enfants de la patrie..."



mardi 6 novembre 2012

L'Impact du Radiateur sur la Psychologie Humaine


Ce matin j'ai allumé le radiateur pour la première fois. Et pour une frileuse comme moi, je considère avoir tenu un bon moment déjà sans chauffage, emmitouflée dans trois pulls et deux couvertures, grelottant au moindre mouvement ou bout de bras s'échappant d'un coin de tissu. Mais ce matin je me suis lancée, j'ai tourné le bouton, vaguement tenté de programmer le radiateur, en vain bien sûr, avant de tourner le fatidique bouton.

Car pour moi, allumer le radiateur n'est pas un acte anodin : non, il prouve que l'hiver est parmi nous. Le froid, la buée qui s'échappe des lèvres quand on parle, les écharpes, les bonnets, les pulls, les boots. Et cette période me rappelle également des tas de souvenirs, certains heureux, certains moins heureux. Les hivers de mon enfance, à faire de la luge sur les pentes enneigées du village, à construire des bonhommes de neige et à enfiler les combinaisons de ski pour aller se rouler dans le jardin. Plus tard, les séances photos au milieu des champs enneigées. Mais également tous ces voyages en train me conduisant là-bas, là où j'ai certainement laissé une partie de mon âme que je ne récupèrerai jamais.

Puisque nous abordons le sujet, je vais vous parler un peu de mon séjour à Belgoland, là où tout s'appelle "Belgo/a-quelquechose". On peut dire que j'anticipais ce moment, et pas dans le bon sens du terme. Reprendre un train pour retourner là-bas a été très difficile, j'ai bien failli faire demi-tour à peine la fesse posée sur le siège du Thalys, alors je ne vous raconte pas au retour, en attendant le train, quand Cornélius m'a subitement serrée contre lui, pressé le visage contre sa poitrine, avant de m'avouer plus tard que l'Exécrable était là, juste à côté de nous. J'ai bien cru que j'allais m'évanouir. Ce n'est pas toujours facile de se confronter à ses souvenirs, à ses émotions. "Et s'il venait la chercher ?", "Et s'ils étaient là ensemble ?", "Et s'il m'avait vue ?", "Et si je voyais son visage ?".... Il m'arrive rarement de ne pas pouvoir prévoir comment je réagirais dans une situation donnée, mais là c'était bien le cas.

Etonnamment, le séjour s'est déroulé à merveille. La première soirée a été... bizarre. Tendue, presque glauque - en même temps, peut-on rêver mieux pour un Halloween ? Ensuite on a été dans la maison familiale, là où tout n'était que gentillesse, éclats de rire, tendresse et chaleur (bon j'exagère peut-être sur le plan de la chaleur, en vérité j'étais frigorifiée tout le temps, mais vous m'avez comprise). Tout était parfait : les nuits extatiques, les matinées au lit jusqu'au milieu de l'après-midi, les films dans le salon emmitouflés sous une couverture. Jusqu'aux conversations qui nous faisaient si peur : rompre ou ne pas rompre ? Rester ensemble malgré la douleur, l'éloignement, les difficultés de plus en plus problématiques à se voir ?

Vous ne croirez jamais ce qui a réglé l'histoire. Milo. Le Minou. Qui était bien évidemment du voyage, et qui a jugé bon, dimanche matin, de se volatiliser dans la nature. Toute la journée n'a été qu'une espèce de bulle de panique, une tornade d'affolement à le retrouver, en vain. Ni dans la maison, ni en dehors, il avait tout simplement jumpé. Vous imaginez ma terreur une fois la barre des 15h sans l'avoir aperçu passée. J'ai dû me résoudre à prendre mon train sans lui, après avoir imprimé des tracts pour le retrouver et pleuré toutes les larmes de mon corps. Le voyage de retour n'en a été que plus difficile....

Et je n'avais pas posé un pied chez moi qu'il avait refait surface. Dans la maison de Cornélius. Incroyable, hein ? Milo et Cornélius vont donc revenir ensemble, dans trois semaines. Et qui sait... peut-être de nouveaux souvenirs hivernaux apparaîtront, pour chasser ma peur du froid, de la solitude et des nuits noires, le radiateur éteint...



lundi 5 novembre 2012

Sensations d'Halloween


Je sais, je suis en retard, ma semaine de vacances s'est constituée à 90% de sommeil, à 7% de séries et à 3% de travail - en gros une journée où je m'y suis mise sur les cinq jours avant de partir en B******* (ça fait très Rammstein) ce qui ne m'a évidemment pas laissé le temps d'écrire d'articles. Mais aujourd'hui c'est la rentrée, et même si je n'ai pas eu le courage de me lever pour aller en cours à 10h ce matin (on ne se moque pas, j'avais BEAUCOUP de sommeil à rattraper d'accord ?) je suis bien décidée à recommencer mes bonnes résolutions et à faire tous les trucs que j'aime pas faire. Et aussi celles que j'aime faire mais qui ne rentrent jamais dans mon emploi du temps, à commencer par bloguer.

Alors même si j'ai presque une semaine de retard, je vais vous parler d'Halloween. J'ai toujours a-do-ré Halloween, depuis ma plus tendre enfance. Lorsque j'étais petite, je passais les vacances de la Toussaint chez mes grand-parents, ma mère travaillait encore dans le privé et n'avait pas de vacances scolaires comme maintenant. Nous passions donc dix jours à la montagne, en compagnie de ma grand-mère, et nous consacrions toujours la première partie des vacances à préparer cette fête magique qu'était Halloween. A creuser des citrouilles, à découper la peau pour leur donner des grimaces effrayantes et à concocter de la soupe avec la chair évidée. A colorier du papier, le découper en forme de fantôme et le plier pour en faire une guirlande à accrocher au-dessus de la porte. A coudre des déguisements pour aller chercher des bonbons dans le village avec les autres enfants. A fabriquer des bougies en forme de citrouilles avec des restes de cire refondue, à faire de la pâtisserie et à regarder "Fais-moi Peur" sur Canal J pendant le temps qui nous restait.

En grandissant j'ai laissé tomber la quête aux bonbons, puis plus tard les déguisements, plus tard encore les guirlandes, les bougies, les gâteaux et les émissions spéciales Halloween. Mais cette année, c'est la première fois que je n'ai aucune de ces choses, pas même l'illustre citrouille illuminée et la soupe qui va avec. C'est mon premier Halloween sans citrouille. S'il y a bien un sujet pour lequel j'envie les américains, c'est l'authenticité que garde Halloween là-bas. Tout le monde se déguise, les décorations dépassent largement la limite du raisonnable, personne n'a l'air bizarre ni glauque à se livrer à ce genre de fantaisies, il y a des vieux films d'horreur du type Halloween, La Nuit des Masques  (entre parenthèses, le pire film jamais tourné, merci à Rob Zombie et à son araignée au plafond) et les parents qui ne confectionnent pas de déguisement pour aller chercher des bonbons avec leur morveux sont quasiment accusés de maltraitance. Du moins c'est l'idée que je m'en fais à travers les séries et quiconque me dit que j'ai tort s'expose à mes foudres.

Pour moi Halloween a toujours été et restera toujours la nuit de tous les possibles. Pendant ma période païenne je brûlais des mauvais souvenirs dans des feux allumés dans le jardin de gens qui ne sont plus aujourd'hui qu'une ombre dans une gare qu'on aurait voulu ne jamais croiser. Mais mon amour pour les films d'horreur et d'épouvante persiste et persistera toujours j'espère (même si lorsque je me suis réveillée avec le générique de fin de Rec 2, la nuit du 30 au 31, je me suis demandé si je n'avais pas franchi la frontière sans retour me condamnant à ne plus jamais être effrayée par rien). Et si un jour par malheur j'en viens à enfanter, mes rejetons seront initiés à cette tradition quoiqu'il advienne, même si d'ici-là la fête n'existe plus. Bizarrement, j'ai toujours trouvé que c'était cette nuit-là, lorsque tout le monde est déguisé, que les personnalités se révèlent telles qu'elles sont. Parfois il suffit d'un masque pour... nous démasquer !

Ndlr : promis je ferai un vrai article sur la B*******, les vacances et tout ça, mais je ne pouvais pas rater L'Article d'Halloween. Même si en fait je l'ai raté.

Et vous, adeptes de cette fête ? Avec ou sans citrouille ? Avec ou sans masque ? J'attends vos témoignages !



jeudi 25 octobre 2012

Quand y'en a pour un, Y'en a pour deux

Comme promis, je réponds au tag de Loosing Girl qui m'a posé elle 11 questions et imposé d'en poser 11 à quinze personnes. Ce qui est bien avec les tags c'est qu'au moins ça ne prend pas de temps (parce que oui, y'a des gens quand ils disent qu'ils sont très occupés, ils sont VRAIMENT occupés. Incroyable hein ? Legend comes true) et puis ça fait toujours plaisir de savoir que des gens pensent à moi pour ce genre de trucs, ça fait partie du charme de la blogosphère. Donc, here we are :

Une phobie ?
Oui, et une grosse : les méduses. Ces bestioles me paralysent complètement, bon pas de quoi aller voir un psy non plus mais assez pour m'empêcher de mettre un pied dans l'eau lors de vacances à la mer si je suspecte la chose en goguette sous les flots.
Des défauts ?
Ohlà, vous voulez la liste dans l'ordre alphabétique, croissant, décroissant ? On va dire que je suis maniaque du contrôle, intransigeante, trop exigeante avec moi-même et les autres, j'ai du mal à ouvrir ma carapace pour y laisser rentrer les gens, j'ai plus de complexes que de chaussures (et ce n'est pas peu dire...), je cours après la perfection quel que soit le domaine, j'ai parfois des tendances de jalouse qui pointent leur nez... et évidemment je suis accro au sucre et aux séries (j'ai dit que je faisais court).
Des complexes ?
Oui, un peu partout : bide, cuisses, poignées d'amour... Heureusement que j'ai des seins parfaits pour compenser ! Hormis ça j'ai très honte de parler italien parce que je le parle comme un pied - et croyez-moi quand on est dans une école de langue c'est quelque peu problématique.
Un rêve d'enfant ?
Devenir écrivain.
Ton plus grand regret ?
Ne pas avoir assez de temps pour me consacrer aux personnes et aux choses que j'aime.
Ta passion ?
L'écriture, la lecture et les séries (on ne se refait pas).
Un vice ?
J'hésite entre gourmandise, luxure, colère et paresse...
Ton projet de vie ?
Once again, devenir écrivain, pouvoir en vivre et si possible écrire depuis la sublime terrasse de ma sublime villa surplombant la mer à Miami, Los Angeles ou n'importe quel endroit paradisiaque où les températures ne descendent jamais en-dessous de 25°.
Une chanson ?
Euh là tout de suite Cuckoo d'Adam Lambert parce que je viens de finir le dernier épisode de Pretty Little Liars où il chantait et que j'ai adoré la BO justement.
Ton endroit préféré ?
La laguna de Venise.
Un pêché mignon culinaire ?
Le tiramisu et les cupcakes... Pour ne citer qu'eux.

Comme j'ai trouvé ses questions géniales, je crois que je vais les copier-coller (shame on me), et pour y répondre victimisons :


Maintenant si vous ne voulez pas y répondre ce n'est paaaas grave, on se détend, je n'ai pas l'intention de vous maudire vous, votre famille et vos amis sur cinq générations, inutile de déblatérer sur l'inutilité des tags pendant douze-mille ans (et puis franchement, si des blogueuses se mettent à raconter leur vie, dans des tags par dessus le marché, mais où va le monde mon bon monsieur je vous le demande ! C'est pas dieu possible !).

Sinon, brève d'existence : ce matin j'ai pris mon courage à deux mains (et non à demain pour une fois, fighting !) pour me lever au lieu de dormir toute la matinée, et je suis allée courir avec une amie. Ce qui s'est révélé très sympa, tant pour l'aspect "je me suis remise au sport après avoir arrêté pendant six mois, hahaha, ma volonté est de fer et je vais conquérir le monde en taille XS" que pour l'aspect bavardages et lunch avec une copine. ça casse un peu la routine, et certes j'ai bien failli décéder au bout de trois pentes, mais téméraire comme jamais je réitère l'expérience après les vacances. Oui parce que DEMAIN je suis en vacances, ce qui veut dire que je pourrai même bloguer autre chose que des tags (ça va bien deux minutes de faire semblant d'être overbookée franchement).

Je vous donne donc rendez-vous d'ici-là.

Parc Montsouris - on a vu moins sympa pour faire son jogging hein ?





vendredi 19 octobre 2012

Happy First Tag !


Je me lance enfin pour répondre au tag de La Testineuse, mon 1er tag ! Il faut bien y faire honneur.

Voici donc les règles du tag :
- Poster  11 choses sur moi
- Répondre aux 11 questions sur moi, puis créez 11 nouvelles questions pour les
personnes que je taguerais
- Choisir 11 personnes et mettre un lien vers leurs blogs dans mon post
- Rendez vous sur leur blog afin de dire qu’ils/elles ont été tagué(e)
- Obligatoirement taguer 11 personnes.

Les 11 choses sur moi :
- Je suis étudiante à l'ISIT, à Paris.
- J'ai un chat, Milo, qui va avoir six mois bientôt.
- J'ai récemment (re)changé de couleur de cheveux après mon exploit d'avoir passé plus d'un an blonde, youhou !
- Je suis chocolat-addict.
- Je suis aussi en permanence au régime (contradiction c'est mon deuxième prénom).
- Mon vrai deuxième prénom est Sarah.
- J'adore lire (je lis d'ailleurs en ce moment Fallen de Lauren Kate).
- J'ai passé quatre mois en Angleterre de janvier à juin et je trépigne d'y retourner.
- Je suis aussi séries-addict et en ce moment rien que de savoir que je vais avoir au moins un épisode inédit par jour d'une de mes séries préférées me rend méga happy.
- J'ai des touuuuuuut nouveaux yeuuuuuux depuis deux semaines, et c'est DEMENT.
- J'ai publié un roman en décembre dernier (que vous devriez lire si ce n'est pas déjà fait !)

Les 11 questions que La Testineuse m'a posées :
1. Le jour où tu a voulu t’enterrer sous terre de honte, que t’était-t-il arrivé ?
Hmmmm, je crois que c'était le jour où j'ai eu mes règles pour la première fois, à 14 ans, en cours de maths (déjà méga beurk), juste avant les vacances d'été quand il faisait méga chaud (re-beurk), et où j'avais un pantacourt blanc (...)
2. La chose que tu fais très souvent mais qui n’est ABSOLUMENT pas girly ?
Oublier que je suis supposée être une fille et sortir des trucs de mec, du genre "moi si j'étais une fille..."
3. L’objet que tu ne voudrais ABSOLUMENT pas posséder ou que quelqu’un t’offre ?
Un chien. Ok on offre rarement des chiens, mais si un jour quelqu'un a l'idée, abstenez-vous. Ou une tortue d'ailleurs. Ou une grenouille. Ou un poisson. Bref, ne m'offrez pas d'animaux.
4. Plutôt rose ou pissenlit ?
Ben ça dépend, en salade je dirais pissenlit mais en bouquet les roses c'est un peu plus glamour quand même.
5. Une chose que tu envie aux Anglaises ?
LEUR NATIONALITE ! Et aussi de pouvoir sortir dans la rue n'importe quand et n'importe où en étant à moitié à poils, sans jamais se prendre une réflexion d'un pervers passant par là. Et aussi Primark.
6. Quel est le mot qui te viens en tête (là, maintenant, tout de suite) ?
RETARD ! (j'ai cours dans 45 minutes)
7. Plutôt Chocolat ou Fraise des bois ?
Chocolat évidemment, cf. plus haut dans les questions.
8. Plutôt brun ou plutôt blond ?
Brun pour l'instant.
9. Plutôt McDo ou Quick ?
McDo ! Le Quick est une abbération de la nature. En plus à ce qu'il paraît c'est belge (y'a bien que des belges pour préférer le Quick, sérieusement...)
10. Ce que tu ne pourrais jamais manger même sous la torture ?
Du fromage, quel qu'il soit.
11. La pire couleur qu’il puisse exister ?
Vert slim-de-châle. Vous savez celui qui va avec le violet t-shirt-de-châle (ou plutôt ne va TROP PAS avec).

Bon maintenant mes onze questions (je vais les faire à la portrait-chinois tiens, ça va changer un peu) :
* Si tu étais un animal ?
* Si tu étais une mer/un océan ?
* Une pierre précieuse ?
* Une couleur ?
* Un arbre ?
* Un meuble ?
* Un pays ?
* Une personne célèbre (vivante ou morte) et pourquoi ?
* Un jour de l'année, et pourquoi ?
* Une partie de ton corps, et pourquoi ?
* Un blog, et pourquoi ? (hahaha)

Mes onze victimes seront :

Mme Faust (juste parce qu'elle s'appelle comme moi, trop ouf quoi)
Voilà ! Et puisqu'il s'agit de parler de soi...


Deuxième tag bientôt !


mercredi 17 octobre 2012

Pas de nouvelles, Bonnes nouvelles ?

Ces derniers temps j'ai été une très mauvaise blogueuse. J'ai manqué de temps, j'ai manqué d'inspiration, d'énergie aussi, en bref je suis repassée en "mode hiver". Tous les ans c'est pareil : je me flétris lorsque le soleil disparaît, avant que la neige ne le remplace. A quoi bon qu'il fasse froid et moche s'il ne neige même pas, je vous le demande.

Tout ça pour dire que je me suis relâchée et que j'ai abandonné à peu près toutes mes bonnes résolutions : bloguer tous les jours, écrire, régimer... La totale quoi. Pour ma défense je croulais sous le boulot, et c'est toujours le cas, mais peut-être aussi que je me cache derrière cette excuse pour ne pas avoir à remplir mes obligations et me terrer sous ma couette pour je ne sais quelle bonne raison.

Comme vous savez le week-end dernier a commencé par un énième voyage en train pour une énième visite chez l'ophtalmo, qui m'a confirmé que mes yeux étaient bien guéris à jamais de toute malvision et redonné un rendez-vous dans un mois (j'ai un peu l'impression d'avoir vendu mon âme à la SNCF...). Je suis aussi retournée chez le coiffeur refaire ma couleur, oui parce que comme se plaît à le répéter ma mère "Chassez le naturel, il revient au galop" - pour faire simple ma blondeur n'a mis que quelques semaines, quasi jours, pour réapparaître. Du coup on a fait un peu de shopping et j'ai réussi à mettre la mimine - ou plutôt la carte bancaire de maman - sur le blouson que j'avais repéré avant la rentrée et qui était toujours aussi magnifique (s'en est suivie une dispute de magnitude 40 sur l'échelle de Richter des disputes pour cause d'accusation d'extorquement de fonds et démenti - je vous laisse deviner de qui est venue l'accusation et qui a démenti - mais c'est une autre histoire).

Avouez que ça valait le coup !

A part ça je me suis goinfrée de buffet à volonté asiatique (les deux dernières semaines ont été catastrophiques en termes régismesques, vous dis-je. A partir de lundi le jeûne soupesque s'impose) samedi soir, j'ai rangé de fond en comble la cave de la maison avec ma mère pour préserver les cartons entiers de sublimes livres qui y étaient entassés de la moisissure et de l'humidité actuelle.

J'ai aussi, comme beaucoup d'entre vous j'imagine, regardé La Rafle dimanche soir, prostrée, les yeux grands écarquillés, sur le canapé de l'appartement maternel. Choquée. Profondément. Et blessée. Et honteuse, tellement honteuse. Même si j'ai étudié l'histoire pendant deux ans, même si on me le ressasse depuis vingt ans, une partie de moi n'arrive toujours pas à croire que telles atrocités aient pu exister. En vrai. Enfin non, pire. Une partie de moi ne s'en étonne même pas. Les immondices que peut renfermer l'âme humaine ne m'étonnent plus, et je n'ai que vingt-et-un ans. J'ai parfois de la peine d'être aussi pleinement consciente, aussi réaliste, aussi cynique peut-être, de la race humaine. Non, je ne garde pas beaucoup d'estime pour l'Homme. Et oui, cela me peine. Mais personne ne s'était caché derrière ses illusions, peut-être aurait-on évité tout ça... Je ne sais pas si je pourrai un jour arrêter d'avoir honte, honte d'appartenir à la race humaine, honte de porter le poids de l'histoire de ma race sur mes épaules. Dans un monde idéal l'Homme n'aurait pas été si égoïste, si inconscient, si avare, si cupide, si égocentrique, si désintéressé, si cruel. Dans ce monde-ci, c'est cette créature qui mène la danse. Inutile de se demander pourquoi tout part à volo...

La minute cynisme étant passée, je me suis dit que j'allais rassurer ceux d'entre vous qui s'inquiétaient pour le Minou ce week-end : tout s'est bien passé, il a été très sage et a eu, lui aussi, le week-end pour s'engraisser de croquettes à volonté. Et comme ça fait un moment que vous ne l'avez pas vu, regardez comme il a grandi !



Ndlr : maintenant que je suis revenue d'entre les morts Strasbourgeois, promis, la prochaine chose que je fais (après avoir rattrapé les derniers épisodes de Gossip Girl, The Vampire Diaries, Revenge, Once Upon a Time, Grimm et The Walking Dead, quand même, faut pas déconner) c'est répondre aux tags de La Testineuse et Losing Girl. Comptez sur moi, et préparez-vous à être taguées, blogueuses of my kind !



mardi 9 octobre 2012

My Panty Box du Mois d'Octobre



Une fois n'est pas coutume, en rentrant chez moi dimanche soir j'ai eu l'agréable surprise de découvrir ma Panty Box dans ma boîte aux lettres. Toujours aussi petite et discrète, j'avais hâte de voir ce qu'elle renfermait et j'avoue que je n'ai pas été déçue.

A première vue assez simple, je trouve ce string très élégant, très féminin et mignon : les petites roses font un peu enfantin à première vue mais la dentelle et le joli noeud à l'arrière augmentent encore le charme de ce dessous. De plus la taille est parfaite, ce qui tombe à pic. Je n'ai qu'une chose à dire : abonnez-vous ! ça vaut vraiment le coup, je ne regrette jusqu'ici pas mon achat.

Pour les autres surprises du week-end, j'ai enfin sauté le pas et changé mon ancien téléphone pour le tant attendu IPhone. Depuis le temps que je jalouse les Instagrammeuses, je me suis enfin lancée ! (comme vous pouvez l'observer avec la photo ci-dessus. J'ai pas encore tout compris mais ça va venir...) Cela dit heureusement que mon anniversaire était il y a trois semaines sinon je crains que le financement ne m'aie manqué. De plus la Madame d'Orange m'a assuré qu'avec la sortie de l'IPhone 5, tous les IPhones 4 n'étaient plus disponibles qu'en 8 Go et les Iphones 4S de 32 Go seraient bientôt supprimés aussi. Il lui en restait un stock justement, et même s'il n'était pas blanc ça a vite réglé mon dilemme de "16 ou 32 Go ?". Je l'ai pris. Et, idem, pas un seul regret jusqu'ici : j'ai fait joujou avec dimanche et lundi toute la journée et la batterie ne m'a lâchée que ce matin, un record par rapport avec mon ancien téléphone. Et même si de longues heures passées à scruter ITunes pour trier ma musique et refaire toutes mes bien-aimées Listes de Lecture m'attendent, la perspective de disposer d'autant de place pour ma musique me ravit, je l'avoue. Oui, j'ai besoin d'espace moi Môsieur !

Côté mauvaises nouvelles j'ai évidemment un tas de boulot en retard à rattraper, puisque je n'ai rien fait ce week-end, et comme je repars vendredi soir jusqu'à lundi matin le retard promet de s'accumuler jusqu'à la semaine prochaine. Je me sens un peu noyée dans tout ça, mais mes nouveaux yeux me consolent.... Et me fatiguent plus vite aussi. J'ai du mal à me concentrer, mes yeux ont besoin d'être hydratés en permanence et en cours ce n'est pas toujours facile. Alors parfois a vue se brouille un peu et je décroche bien plus facilement du blabla du prof devant moi. Au moins j'ai une excellente excuse pour me ménager...

Je vais aussi devoir trouver une nounou pour le Minou ce week-end, mon instinct de mère-poule me noue la gorge d'avance à l'idée d'abandonner mon bébé pendant deux jours et demi, que la solitude rendra dingue, je le sais d'avance. Mes finances sont toujours aussi problématiques, pas d'avancée conséquente sur ce plan-là non plus. En bref, un bilan mitigé, mais bon j'ai quand même de nouveaux yeux quoi !


lundi 8 octobre 2012

Le Jour où j'ai vu la Lumière


Ce week-end j'ai réalisé un rêve qui me tenait à coeur depuis très très longtemps. Il y a quelques temps, je vous racontais ma jalousie féroce après lecture d'un article de Blonde Paresseuse qui s'était fait opérer de la myopie, mes problèmes répétitifs de n'yeux et mon angoisse d'être déçue comme l'année dernière en cas d'annulation en dernière minute.

Et dieu sait que j'angoissais. Dans la salle d'attente de la clinique (qui évoquait d'ailleurs un vieil hôpital nazi plein de cadavres en décomposition de l'extérieur, et un moulin aux portes grandes ouvertes au premier psychopathe tueur de malades qui passe par là de l'intérieur - ça donne pas trop confiance déjà) j'ai demandé au moins quinze fois au médecin si elle était sûre que c'était bon, si aucune mauvaise nouvelle fortuite n'allait surgir de son chapeau et si je risquais encore d'avoir un ascenseur émotionnel dont la chute allait probablement me propulser directement dans les limbes.

Eh bien non. Malgré ce que je pensais, ils ne sont pas restés pendant quinze minutes dans la salle d'examen pour statuer sur mon cas mais bien parce qu'ils se prenaient une pause café, et une fois sortis j'ai reçu une blouse, un chapeau et de cache-chaussures dignes de Grey's Anatomy (j'ai bien demandé si je pouvais aussi avoir un bistouri mais celle-là on me l'a refusée, allez savoir pourquoi) avant de passer sur le billard. Bon, ça n'a duré que 10 minutes, mais elles m'ont paru très très longues. En même temps il y a plus confortable que d'avoir un écarteur qui t'empêche de cligner de l'oeil, la cornée ouverte et un laser dans la pupille pendant 30 secondes, plus assez de flotte dans les mirettes pour que j'aie sérieusement la goutte au nez à la fin de l'intervention. J'avais les yeux super gonflés tout le week-end et, une fois l'anesthésie locale dissipée, j'ai sérieusement morflé pendant toute la soirée de vendredi. Le moindre rayon de lumière, clignement, ouverture d'oeil me faisait un mal de chien. Heureusement le lendemain c'était passé.

Et lorsque je me suis réveillée, pour la première fois de ma vie, j'ai ouvert les yeux et je voyais clair. Je voyais tout ! Le moindre petit détail, et je n'avais même pas oublié mes lentilles la veille au soir avant d'aller me coucher ! J'ai pensé à tout ce qui allait changer dans ma vie : plus besoin de me balader avec tout une artillerie de produits, boîtes, bouteilles, gouttes etc dès que je sors de chez moi. Plus besoin de décliner les invitations à dormir chez des amis après une soirée parce que je n'ai pas mon produit lentilles. Plus besoin d'être aveugle quand je vais courir parce qu'avec les lentilles la transpiration ça coule dans les yeux et ça pique et les lunettes ça glisse sur le nez. Plus de mal derrière les oreilles, traces sur l'arête du nez à la fin d'une journée avec les lunettes. Plus besoin de fermer les yeux sous l'eau à la piscine. Plus d'interdiction de conduire la nuit parce que les lentilles ça éblouit trop. Et je pourrais continuer cette liste à l'infini. Ce week-end ma vie a changé. Alors oui, je vais devoir faire gaffe à tout pendant une semaine, mettre des coques sur les yeux la nuit pendant 7 jours et m'arracher la moitié du visage parce que le scotch colle à mort et la moitié de la colle me reste sur la peau, refusant diaboliquement de s'enlever même au white spirit. Certes je ne vais pas pouvoir me maquiller pendant un mois et ressembler à une clocharde, mettre des gouttes antiseptiques trois fois par jour et bien vérifier de ne pas avoir d'eau dans les yeux. Mais d'ici un mois, quand tout sera fini, et d'ici un peu plus longtemps quand je n'aurai plus peur de me frotter les yeux ou de les ouvrir sous la douche, là je me sentirais enfin... Comme quelqu'un qui a eu un appareil dentaire pendant toute sa vie, et qui s'en débarrasse enfin (et comme j'ai des dents parfaites, je pourrais presque dire que je me sentirai parfaite !).

Ndlr : la suite de mon week-end demain, parce que j'ai encore d'autres trucs à vous raconter mais ça méritait bien un article à part cette histoire d'opération non ?